Sécurité : la “participation citoyenne” encouragée en Béarn


Avec le dispositif de la participation citoyenne, les habitants viennent prêter main forte à l'Etat, aux forces de l'ordre et aux Mairies dans la prévention de la délinquance

Bertrand Vergez-Pascal, Maire de Monein, Eric Spitz, préfet du département des Pyrénées-Atlantiques et le colonel Baptiste Bartoli, commandant du groupement de gendarmerie du départementAqui.fr

Bertrand Vergez-Pascal, Maire de Monein, Eric Spitz, préfet du département des Pyrénées-Atlantiques et le colonel Baptiste Bartoli, commandant du groupement de gendarmerie du département

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Publication PUBLIÉ LE 17/01/2022 PAR Solène MÉRIC

Après Mourenx, au début du mois, la petite ville de Monein c’est à son tour engagée dans une démarche de participation citoyenne autour de la sécurité. Un dispositif national pré-existant que le département des Pyrénées-Atlantiques tend à développer sous l’impulsion de son préfet Eric Spitz, convaincu de son efficacité quant à la prévention de la délinquance, et à la résolution des enquêtes. A Monein, en lien avec la gendarmerie, la mairie a mobilisé une trentaine d’habitants pour contribuer à veiller sur la sécurité de leurs concitoyens. Une participation bénévole et volontaire qui « ne constitue en rien une police ou une gendarmerie bis » ont bien insisté les signataires de la convention mettant en œuvre le dispositif. Il est davantage ici question de vigilance et de solidarité.

Bertrand Vergez-Pascal, Maire de Monein, Eric Spitz, préfet du département des Pyrénées-Atlantiques et le colonel Baptiste Bartoli, commandant du groupement de gendarmerie du département, étaient donc au stylo dans les locaux de la Mairie de Monein, ce mercredi 12 janvier pour mettre en œuvre le dispositif de participation citoyenne en matière de sécurité.

Une trentaine de citoyens référents
« Si Monein, est une petite ville tranquille où il faut bon vivre, reconnaît volontiers son maire, on n’est pour autant pas à l’abri de situations difficiles », nuance-t-il. Une atteinte aux biens ou aux personnes est toujours en effet, une atteinte de trop… « Sur les 5 dernières années, nous avons en moyenne 35 faits par an, dont environ 12 cambriolages », complète le colonel Bartoli avant de poursuivre son compte : « 12 ça ne fait pas tant que ça, et en même temps, ça veut quand même dire un cambriolage par mois ». Sur une commune de moins de 5000 habitants, de quoi tout de même marquer les esprits. Et d’autant plus quand les infractions ont lieu en série, ce qui a déjà été le cas dans l’histoire récente de la ville. Cette convention et à travers elle, l’engagement bénévole d’une trentaine de référents de quartiers sur la commune, c’est, décrit tant le maire que le préfet du département, « un outil pour compléter le travail de partenariat déjà mené entre la Mairie et la gendarmerie ».

Concrètement, les 12 quartiers de la ville, dont certains sont véritables hameaux ruraux éloignés de plus de 10km du centre-ville, se sont vus attribués des référents sécurité. Leur rôle principal est d’assumer une fonction de vigilance, mais aussi d’être le lien entre la population, les élus et la gendarmerie, afin de faciliter l’échange d’informations entre les différents acteurs.

Un dispositif dissuasif
« Ce réseau de citoyens issus de la population locale, sans prérogative de puissance publique, est une force complémentaire par leur réflexe et leur posture de vigilance », assure le colonel Baptiste Bartoli. Un précieux maillage du territoire pour prévenir les infractions ou faciliter leur élucidation.

De par son expérience en Guyane, où cette participation citoyenne est déployée depuis plusieurs années, le préfet Eric Spitz l’assure « c’est un dispositif dissuasif, car connu des malfaiteurs, mais qui permet aussi grâce à la vigilance des référents sécurité et au lien mis en place avec les forces de l’ordre, de faire remonter plus vite des signalements ou des indices qui permettent de faciliter le travail de la gendarmerie. Il participe aussi à instaurer un sentiment de sécurité dans les villes qui en bénéficient ». Le dispositif est encadré par la gendarmerie, et les référents sécurité ont reçu une formation avant le démarrage de la convention, précisent les responsables.

“L’envie de se rendre utile”
Côté référents, justement, aucune volonté de “jouer au cowboy”, c’est bien dans leur témoignage « l’envie de se rendre utile aux autres et de participer à la vie de la commune » qui motive leur adhésion au programme, certains notant aussi avec satisfaction la signalétique qui viendra annoncer à l’entrée de la commune la mise en œuvre de ce dispositif de sécurité solidaire entre voisins.
Si dispositif n’était jusque-là pas mis en œuvre en zone de gendarmerie en Béarn, « une dizaine de convention devrait être passée d’ici la fin du premier trimestre », annonce le colonel Bartoli. En zone de police une demi-douzaine sont d’ores et déjà mis en place dans l’arrondissement de Pau, de même que dans l’arrondissement d’Orthez, et un travail est en cours sur Oloron, assure le Préfet.


Un dispositif, lancé par l’Etat en 2006 puis confirmé en 2011, dont la mise en œuvre est assez disparate d’un département à un autre, en Dordogne par exemple, une centaine de communes y adhèrent, illustre le colonel Bartoli.

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