Santé, élevage, foncier : des voeux landais


Xavier Fortinon a présenté ses voeux dans une vidéo diffusée sur la page Facebook du Département des Landes en début de semaine

Xavier Fortinon, président du Département des LandesCapture d'écran

Xavier Fortinon, président du Département des Landes

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Publication PUBLIÉ LE 12/01/2022 PAR Solène MÉRIC

A défaut de pouvoir organiser une cérémonie de vœux en présentiel comme le veut la tradition, c’est par une vidéo tournée aux Archives départementales et partagée sur la page Facebook du Conseil départemental des Landes que Xavier Fortinon, le président de la collectivité, a adressé ses vœux. L’occasion de revenir sur les thématiques d’actualité sanitaire, humaine et aviaire, ainsi que sur quelques enjeux d’avenir du Département. Parmi eux, et autour de la satisfaction d’une démographie en hausse, les questions de la maîtrise du prix du foncier, du bien vieillir mais aussi des objectifs de la transition énergétique.

Difficile pour le Président du Département des Landes, qui plus est, en charge des solidarités, de ne pas revenir sur la crise sanitaire liée à l’épidémie du Covid 19. Une crise, insiste-t-il, qui frappe beaucoup « ceux qui souffrent le plus ». « Dans les taux d’incidence et taux de victimes, c’est beaucoup de personnes qui sont dans des situations très précaires et des situations compliquées ». Un constat déjà partagé il y a quelques jours par un autre président de département, Jean-Luc Gleyze en Gironde.

Aides à domicile : des “indispensables” à reconnaître et revaloriser
Au-delà des victimes, ces vœux landais, ont donc été aussi l’occasion d’une pensée appuyée « à tous les soignants », ainsi, notamment qu’aux aides à domicile « particulièrement sur le front », et pour lesquels Xavier Fortinon promet dans son département des jours meilleurs. « Dès 2022, l’assemblée délibérante sera amenée à faire des propositions de revalorisation salariale, mais il faut aussi travailler sur leur mobilité… C’est un engagement à prendre pour que ces personnels indispensables soient reconnus et revalorisés », promet-il.

Sur 2021, impossible aussi de ne pas évoquer pour le Président du Département des Landes, la grippe aviaire qui en 2021, mesures de protection comprises « a décimé 3 millions de canards ». Un sujet d’autant plus présent que « malgré tous les élements de précaution, on n’évite pas un nouvel épisode fin 2021, qui continue à nous inquiéter car s’il n’a pas encore pris l’ampleur de celui de l’an dernier, on peut se poser des questions sur les jours et semaines qui viennent », reconnaît-il. Partageant son inquiétude pour la filière et les producteurs, il précise avoir sollicité le gouvernement, « qui est prêt à y travailler », sur la vaccination « qui peut être une réponse qui pourrait un peu plus sécuriser nos éleveurs », estime-t-il.

Démographie en hausse et foncier, la médaille et son revers
Au chapitre des bonnes nouvelles pour le Département des Landes, sa démographie en hausse. « Au début des années 80, nous étions un département qui perdait de la population, aujourd’hui on ne peut que se féliciter d’avoir un département attractif ! » Et face à une critique régulière sur la “qualité” de cette attractivité, sa réponse est toute prête : « Il y a certes des personnes qui viennent prendre leur retraite particulièrement sur le littoral, mais il y a aussi une activité qui se développe. On n’a jamais connu de cessions de terrains pour des entreprises comme on l’a connu en 2021. Le Département a fait les investissements nécessaires pour accueillir ces activités », pointe -t-il.

Mais à toute médaille son revers : « c’est une attractivité à gérer pour qu’elle reste un atout et pas une difficulté » concède-t-il volontiers.
Dans le viseur notamment la question foncière, afin d’éviter que la crise du foncier traversée par les voisins du pays basques, ne se diffusent aux Landes. Le président évoque alors, « la mise en place de moyens de régulation et d’intervention permettant de limiter ces augmentations insoutenables » tant pour l’accès à la propriété que sur le logement locatif. Un thème sur lequel il y a « un véritable enjeu tant sur le locatif privé que social, ajoute-t-il. On a une flambée des demandes avec plus de 9 000 demandes pas satisfaites… » Une « préoccupation » pour l’élu qui est à concilier avec la volonté de l’Etat de zéro artificialisation en milieu urbain. « Il ne faudrait pas qu’un élément vertueux d’un côté devienne un obstacle social par exemple au logement des personnes », prévient Xavier Fortinon.
Autre contrepartie de l’attractivité du département : « le doublement du nombre des personnes de plus de 75 ans en 2050. On est à 17 000 on sera certainement à plus de 30 000 », une manière pour Xavier Fortinon de revenir sur le sujets des aides à domicile et la revalorisation que compte leur apporter le Département en 2022.

Un voeu pour la jeunesse
Autre sujet pris à bras le corps par le Département des Landes et son président, le développement des énergies renouvelables. Une politique énergétique qui veut passer d’abord par un effort de sobriété avec “un objectif de moins 25% d’ici à 2030”, passant par la rénovation du bâti, des efforts en agriculture et dans l’industrie, ainsi que par un volet autonomie énergétique, avec un objectif de 84% d’énergie fournies par les énergies renouvelables… pour ce faire il présente une méthode : « On a recensé l’ensemble des espaces qui ont été anthropisés : autour de 10 000 ha. Nous allons voir quelles sont les parcelles que l’on pourrait valoriser sur des projets d’énergies renouvelables pour ne pas consommer d’espaces naturels, agricoles ou forestiers dans les années à venir ».

Enfin, évoquant les échéances électorales nationales à venir, le président socialiste a précisé qu’il n’avait « qu’un vœu ». Un voeu en direction de la jeunesse et l’accès au RSA dès l’âge de 18 ans. « Pour moi aujourd’hui c’est un véritable scandale que les jeunes de 18 à 24 ans n’aient pas les mêmes droits que ceux qui ont plus de 25 ans ! Le futur contrat d’engagement concernera 400 000 jeunes alors qu’il y a 1,5 million de personnes qui sont dans l’attente ». Puis de terminer son intervention comme il l’avait démarré, en un clin d’oeil critique à une formule d’Emmanuel Macron : « Je veux bien que l’on parle des devoirs civiques plus importants que les droits, mais la priorité est d’abord, que tout le monde ait au moins les mêmes droits, et qu’on fasse en sorte que tout le monde ait un bon recours à ses droits ».

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