Régionales : Virginie Calmels reçoit l’onction de Bayrou dans les Pyrénées-Atlantiques


Aqui.fr

Régionales : Virginie Calmels reçoit l’onction de Bayrou dans les Pyrénées-Atlantiques

Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Temps de lecture 6 min Nombre de vues

Publication PUBLIÉ LE 21/10/2015 PAR Jean-Jacques Nicomette

« François Bayrou a été pour moi un soutien précieux dans l’élaboration des listes d’union constituées sur la future grande région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes » reconnait l’adjointe au maire de Bordeaux, chef de file des candidats de la droite et du centre. Listes où les centristes représentent un tiers des candidats et qu’il ne sera plus nécessaire de remodeler, tient-elle à rappeler. « Ce qui nous rassemble est de loin supérieur à ce qui nous divise. Notre projet ne changera pas entre les deux tours. Contrairement à ce que les socialistes seront peut-être obligés de faire avec les écologistes ».

« Un test de politique nationale »François Bayrou n’est pas moins affable à son égard. « Je trouve Virginie Calmels courageuse et originale dans sa manière d’affronter le monde politique. Elle lui apporte un regard nouveau. Car elle vient du monde de l’entreprise. C’est une expérience précieuse ».

De là à dénoncer les logiques d’appareils et l’aptitude du PS à fabriquer des « pros de la politique », il n’y a qu’un pas, vite franchi par le patron du Modem. Ce dernier estimant que les élections régionales se joueront « non pas sur les étiquettes, mais sur deux grands critères ».

« D’abord, ce sera un test de politique nationale. Je le regrette un peu. Car je rêve de règles qui soient régionales. Mais il y a forcément un message dans cette élection en raison du sentiment de frustration et de trouble que l’on ressent devant la manière dont la France est gouvernée, et dont est découpée cette région hétérogène, qui posera un problème à ceux qui la dirigeront ».

« L’essentiel est toutefois dans le renouvellement. Car il y a des habitudes qui se prennent et des faiblesses qui se mettent en place. Virginie Calmels et son équipe veulent trouver des actions nouvelles à conduire pour que cette région soit attirante, créatrice d’emplois, novatrice. C’est sur ce point que je leur apporterai mon soutien le plus actif : un projet de renouvellement, qui n’est pas seulement une alternance d’appareils ».

L’UDI, présente et absente à la foisVoilà pour les principes. Avant de servir le plat, il a toutefois été nécessaire d’en préparer les ingrédients. Et le choix n’a pas été simple. Car, dans les Pyrénées-Atlantiques, « un département où le poids du Modem est important »,  Virginie Calmels avait deux cailloux dans sa chaussure. L’un était UDI, l’autre était signé Les Républicains.

Retour en arrière : les instances de l’UDI ont souhaité voir le conseiller municipal palois Thibault Chenevière figurer sur la liste régionale. C’était compter sans les dirigeants locaux de cette formation qui affichaient une autre préférence. Elle consistait à adouber  Barthélémy Aguerre, ancien conseiller général de Saint-Palais qui avait rendu un sérieux service aux centristes. Il s’était en effet effacé aux élections départementales afin de permettre au Modem Jean-Jacques Lasserre d’être élu, et de retrouver ainsi son fauteuil de président au Parlement de Navarre. C’est le genre de coup de main qu’on n’oublie pas.

Cette réticence interne n’en a pas moins été désavouée par les dirigeants nationaux de l’UDI. Deux têtes sont tombées : celles de Charles Pelanne et de Philippe Morel, le président et le délégué départemental du mouvement, peu favorables au choix de Thibault Chenevière. Tous deux ont été priés de ne plus s’exprimer au nom du parti. Circulez ! Il n’y a rien à discuter.

Le feuilleton n’était pas terminé pour autant. Barthélémy Aguerre étant tout de même maintenu sur la liste établie pour les régionales, l’UDI a fini par quitter le navire électoral barré par la droite et le centre. Un départ préjudiciable à l’union ? « Un accord existe avec l’UDI sur l’ensemble de la grande région. Les choses se passent très bien à cet égard. Dans les Pyrénées-Atlantiques, un autre choix a été fait par cette formation. Il n’y a donc pas de représentant de l’UDI sur la liste départementale. Nous avons pris acte de leur départ » commente sobrement Virginie Calmels.

La couleuvre de Max BrissonChez les Républicains, une autre couleuvre a dû être avalée, mais cette fois-ci par un ténor du mouvement. Le biarrot Max Brisson, qui n’est rien moins que le premier vice-président du Conseil Départemental, a en effet été contraint de laisser la 2e place qu’il occupait à l’origine sur la liste régionale.

Max Brisson, songeur,  ici avec le président du Modem et Eric Saubatte (LR)

Cela, pour céder le pas, « au nom du renouvellement », à un candidat plus jeune, et surtout Béarnais. Il s’agit de Marc Oxibar, conseiller municipal d’Ogeu et ancien directeur de cabinet du maire d’Oloron-Sainte-Marie,  Hervé Lucbéreilh.

Résultat : Max Brisson se retrouve aujourd’hui à la 8e place de la liste. C’est-à-dire en position non éligible en cas de défaite. « Je rends hommage à sa volonté d’avoir joué le jeu du renouvellement. C’est toujours compliqué de se l’appliquer à soi-même » dit Virginie Calmels. Mardi, lors de la présentation officielle des candidats, l’intéressé n’a pas répondu.

Priorité à « la compétence et au territoire »Quoi qu’il arrive, six candidats au moins sont aujourd’hui en position éligible sur la liste départementale où le Modem et Les Républicains se retrouvent à égalité. Parmi eux, figurent trois conseillers régionaux sortants, dont Michel Veunac, le maire de Biarritz.

Quant à la tête de liste, Monique Sémavoine, elle fait partie comme sa voisine landaise Pacale Requenna des six femmes placées en position de tête par la droite et le centre sur les douze départements de la grande région. « Nous avons choisi de faire primer les critères de compétence et de territoire » explique Virginie Calmels. « Monique Semavoine nous apporte ses connaissances dans le domaine du développement durable (ndlr : elle préside le syndicat mixte de traitement des déchets de l’Est Béarn). « C’est aussi une femme qui a des convictions fortes et qui les défend bien ».

Développement du numérique, soutien apporté aux infrastructures de transport, accompagnement des petites entreprises (« les oubliées de la politique régionale »), importance de la formation dans la lutte contre le chômage, mise en avant des circuits courts agricoles etc… Maintenant que les listes de candidats sont constituées, les équipes de « Génération nouvelle région » vont décliner leur programme au cours des semaines qui viennent, annonce Virginie Calmels. « Nous avons choisi de faire l’union avant que les électeurs sachent pour quel projet voter ». 

Les candidats dans les Pyrénées-Atlantiques1.Monique Sémavoine, maire de Mazères-Lezons, 1ere vice-présidente de l’Agglomération Pau-Pyrénées, 55 ans.
2. Marc Oxibar, conseiller municipal d’Ogeu, vice-président de la Communauté de communes du Piémont Oloronnais, conseiller d’entreprise, 38 ans.
3. Sylvie Durruty, conseillère régionale sortante, 1ere adjointe au maire de Bayonne, vice-présidente de la Communauté d’agglomération Côte basque Adour, 53 ans.
4. Michel Veunac, conseiller régional sortant, maire de Biarritz, 1er vice-président de la Communauté d’agglomération Côte Basque Adour, 69 ans.
5. Denise Saint-Pé, conseillère régionale sortante, vice-présidente du Conseil départemental, 64 ans.
6. Barthélémy Aguerre, agriculteur, maire de Luxe-Sumberraute.
7. Claire Bordagaray, aide-soignante en formation professionnelle, 35 ans.
8. Max Brisson, 1er vice-président du Conseil départemental, conseiller municipal de Biarritz, fonctionnaire, 58 ans.
9. Alexa Lauriol, adjointe au maire de Pau, avocate, 44 ans.
10. Thierry Gadou, conseiller régional sortant, responsable de développement PME, ancien sportif de haut niveau, 46 ans.
11. Fabienne Costedoat-Diu, conseillère départementale, médecin, 53 ans.
12.  Eric Saubatte, adjoint au maire de Pau, cadre mutualiste, 44 ans.
13. Carole Orive, mère au foyer, 56 ans.
14.  Henri Levréro, transitaire, 53 ans.
15. Annie Sobéra, conseillère municipale de Bedous, retraitée, 61 ans.
16.  Régis Laurand, conseiller municipal de Pau,  responsable de centre de formation, 48 ans.
17.  Valérie Labastie, directrice commerciale, 40 ans.
18. Jean-Christophe Rhaut, 1er adjoint au maire d’Assat, vice-président de la Communauté de communes Gaves et coteaux, cadre industriel, 45 ans.
19.  Cécile Hous-Sort, enseignante-chercheur à l’université de Pau.
20.  Philippe Coy, conseiller municipal de Lescar, commerçant, responsable national des buralistes, 47 ans.
21. Sylvia Larousse-Coulon, diplômée notaire, 40 ans.
22. Nicolas Cazes, responsable de communication, 30 ans.
23. Barbara Sager, cadre intermédiaire de la fonction publique, 37 ans. 

Les candidats de la droite et du centre dans les Pyrénées-Atlantiques

Partagez l'article !
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Laissez vos commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

On en parle ! Pyrénées-Atlantiques À lire ! POLITIQUE > Nos derniers articles