Quand le plastique envahit les cantines


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Quand le plastique envahit les cantines

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Temps de lecture 2 min

Publication PUBLIÉ LE 11/09/2017 PAR Romain Béteille

Vous le savez peut-être déjà si vos enfants mangent à la cantine à Bordeaux : depuis janvier 2017, on y mange dans des assiettes en plastique coloré. Cette mesure concerne actuellement près de 16 000 enfants et environ 900 agents (pour un coût de six euros par assiette, soit environ 131 000 euros). Problème, les assiettes en plastique ne conviennent pas à tout le monde, notamment à un collectif de parents d’élèves (plus de 500 dans sept quartiers sur les huit que compte Bordeaux). La capitale de la Gironde n’est pas la seule à remettre le couvert en question : Nantes et Toulouse, Montpellier, Gap, Montrouge ou Strasbourg sont autant de villes à avoir vu se former ce type de collectif, la dernière ayant même remplacé le plastique par de l’inox depuis la dernière rentrée. Le « Collectif bordelais pour une cantine sans plastique a le même argument que les autres derrière lui : la présence dans les couverts en plastique de perturbateurs endocriniens. Le dossier a rebondi ce vendredi. Le résultat des analyses de toxicologie effectuées sur des échantillons de vaisselle en plastique utilisées dans les écoles (maternelles et primaires) par deux laboratoires basés à Pessac (Rescoll et Atoxigen) sont sans appel.

Leur conclusion ? « Malgré les altérations dues à l’usage, cette vaisselle conserve ses capacités initiales sans éléments de nature à porter atteinte à la santé des utilisateurs », et l’exposition des enfants aux molécules issues du plastique restent même largement inférieures aux normes européennes. Si on zappe la version officielle (assurant que ces assiettes sont censées atténuer le bruit et limiter la casse), ces résultats d’analyse laissent les membres du collectif circonspects. Ils dénoncent des tests menés « sans concertation et sans respect de la méthodologie », « trop techniques pour être lisibles ». Pour un autre membre du collectif, « l’analyse détecte par exemple du bisphénol A, pourtant interdit depuis 2010 ». Les résultats des tests sont, cependant, comme l’a précisé la mairie dans un communiqué, « ouverts à la concertation » jusqu’au 22 septembre (de manière nominative), après quoi une décision devrait être prise par cette dernière. D’ici là, le collectif sans plastique compte réagir : il organise une réunion publique le 20 septembre à l’Athénée Municipal sur le sujet, comme le précise sa page Facebook. C’est ce qu’on appelle remettre le couvert. 

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