“Prendre le temps de construire son projet”


Un an tout juste après son installation, Jean-Baptiste Bosredon peaufine son modèle de production de veaux la mère, la qualité comme critère principal

Un an tout juste après son installation, Jean-Baptiste Bosredon peaufine son modèle de production de veaux la mère, la qualité comme critère principalSylvain Desgroppes

Un an tout juste après son installation, Jean-Baptiste Bosredon peaufine son modèle de production de veaux la mère, la qualité comme critère principal

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Publication PUBLIÉ LE 03/05/2022 PAR Sylvain Desgroppes

Installé hors-cadre familial, près de ses terres natales en Corrèze, Jean-Baptiste Bosredon a pris le temps de découvrir le métier. Il a alterné formations et emplois, côtoyé les principaux corps de métier (filières animales, végétales, et machinisme) avant de se lancer. Le parcours traversé pendant son installation lui donne un regard précis sur les erreurs à éviter et les étapes majeures par lesquelles passer. Il s’attache désormais à peaufiner son modèle de production de veaux sous la mère.

À Allassac, en Corrèze, Jean-Baptiste Bosredon élève son troupeau de Limousines avec passion, amour du métier, et fierté. Le jeune agriculteur s’est installé à 24 ans seulement, seul et hors-cadre familial, en production de veaux sous la mère. Un projet qui ne doit rien au hasard. « Mes grands-parents paternels étaient agriculteurs jusqu’à leur départ en retraite en 1999, sur la commune voisine de Saint-Viance », indique-t-il.

Le temps d’apprendre

Habitant aujourd’hui cette même commune, Jean-Baptiste Bosredon avait trois ans lorsque ces grands-parents ont stoppé leur activité. Même si ses parents étaient partis vers d’autres orientations professionnelles, il a connu cette exploitation de production de tabac et de veaux sous la mère. « Tout est peut-être parti de là », glisse-t-il aujourd’hui. Le chemin n’a pas été aussi direct, le Corrézien a pris le temps d’apprendre.

« À la fin du collège, je me suis laissé tenter par un Bac professionnel agroéquipements, sur la maintenance et l’utilisation du matériel agricole, et j’ai effectué deux stages auprès d’élevages en veaux sous la mère. En 2015, le Bac en poche, je me suis demandé vers où continuer. J’avais vu le matériel et l’élevage, j’ai donc été vers un BTS agronomie et productions végétales pour découvrir d’autres notions », se rappelle-t-il.

Pendant trois ans, il travaille sur une exploitation céréalière (deux ans pour son BTS en alternance, et un an comme salarié). En 2018, il revient chez son ancien maître de stage du Bac pro, à Uzerche, en tant que salarié sur l’élevage. Jusqu’en mai 2020, et le début d’une nouvelle aventure. « J’ai découvert sur le Répertoire Départ Installation de la chambre d’agriculture qu’une exploitation en production veaux sous la mère était disponible à Allassac », évoque l’éleveur.

Des étapes à franchir

Connaissant les lieux, Jean-Baptiste Bosredon prend contact directement avec le cédant, qui souhaitait transmettre son exploitation et partir à la retraite. Une première visite est organisée, puis une deuxième plus approfondie, et le contact est pris avec la chambre d’agriculture. « Je me suis inscrit comme jeune repreneur, puis on a entamé les démarches administratives », commence-t-il. Dès juin 2020, il suit un stage de parrainage.

« Ce stage devrait être obligatoire, surtout pour les installations hors-cadre familial. Le cédant parraine le repreneur, on travaille ensemble, sans la contrainte économique, puisque les revenus de repreneur ne sont pas issus de l’exploitation. C’est une immersion H24, pour connaître les terres, les animaux, le matériel, la vie de l’exploitation », insiste Jean-Baptiste Bosredon. Des formations se rajoutent pour compléter cela.

À Allassac, en Corrèze, Jean-Baptiste Bosredon élève son troupeau de Limousines avec passion, amour du métier, et fiertéSylvain Desgroppes

À Allassac, en Corrèze, Jean-Baptiste Bosredon élève son troupeau de Limousines avec passion, amour du métier, et fierté

À Allassac, en Corrèze, Jean-Baptiste Bosredon élève son troupeau de Limousines avec passion, amour du métier, et fierté. Le jeune agriculteur s’est installé à 24 ans seulement, seul et hors-cadre familial, en production de veaux sous la mère. Un projet qui ne doit rien au hasard. « Mes grands-parents paternels étaient agriculteurs jusqu’à leur départ en retraite en 1999, sur la commune voisine de Saint-Viance », indique-t-il.

Le temps d’apprendre

Habitant aujourd’hui cette même commune, Jean-Baptiste Bosredon avait trois ans lorsque ces grands-parents ont stoppé leur activité. Même si ses parents étaient partis vers d’autres orientations professionnelles, il a connu cette exploitation de production de tabac et de veaux sous la mère. « Tout est peut-être parti de là », glisse-t-il aujourd’hui. Le chemin n’a pas été aussi direct, le Corrézien a pris le temps d’apprendre.

« À la fin du collège, je me suis laissé tenter par un Bac professionnel agroéquipements, sur la maintenance et l’utilisation du matériel agricole, et j’ai effectué deux stages auprès d’élevages en veaux sous la mère. En 2015, le Bac en poche, je me suis demandé vers où continuer. J’avais vu le matériel et l’élevage, j’ai donc été vers un BTS agronomie et productions végétales pour découvrir d’autres notions », se rappelle-t-il.

Pendant trois ans, il travaille sur une exploitation céréalière (deux ans pour son BTS en alternance, et un an comme salarié). En 2018, il revient chez son ancien maître de stage du Bac pro, à Uzerche, en tant que salarié sur l’élevage. Jusqu’en mai 2020, et le début d’une nouvelle aventure. « J’ai découvert sur le Répertoire Départ Installation de la chambre d’agriculture qu’une exploitation en production veaux sous la mère était disponible à Allassac », évoque l’éleveur.

Des étapes à franchir

Connaissant les lieux, Jean-Baptiste Bosredon prend contact directement avec le cédant, qui souhaitait transmettre son exploitation et partir à la retraite. Une première visite est organisée, puis une deuxième plus approfondie, et le contact est pris avec la chambre d’agriculture. « Je me suis inscrit comme jeune repreneur, puis on a entamé les démarches administratives », commence-t-il. Dès juin 2020, il suit un stage de parrainage.

« Ce stage devrait être obligatoire, surtout pour les installations hors-cadre familial. Le cédant parraine le repreneur, on travaille ensemble, sans la contrainte économique, puisque les revenus de repreneur ne sont pas issus de l’exploitation. C’est une immersion H24, pour connaître les terres, les animaux, le matériel, la vie de l’exploitation », insiste Jean-Baptiste Bosredon. Des formations se rajoutent pour compléter cela.

À Allassac, en Corrèze, Jean-Baptiste Bosredon élève son troupeau de Limousines avec passion, amour du métier, et fierté

« Il y a notamment la formation obligatoire, de 21h, où l’on prend connaissance des OPA, où l’on voit comment élaborer son dossier d’installation », continue l’éleveur. « Sans oublier l’étape centrale du rendez-vous bancaire pour valider le dossier, avant un dernier passage en CDOA », termine-t-il. Bénéficiaire de la DJA, Jean-Baptiste Bosredon est installé depuis le 1er avril 2021. Et s’épanouit dans son travail.

« Par mon histoire familiale, mon parcours, ma façon de voir le métier, j’étais décidé à faire du veau sous la mère. C’est une production de qualité, que je peux valoriser avec le label Blason Prestige. On va jusqu’au bout : on a la vache, née sur l’exploitation, on vit les étapes du vêlage, de l’élevage du veau, et lorsqu’il part de l’exploitation, c’est pour aller directement dans l’assiette du consommateur, c’est valorisant », termine-t-il.


L’info en plus :
Aqui publie une série de portraits de jeunes installés en agriculture en amont de la Journée Installation Transmission, le 24 mai à 14h30 Hall 4 du Parc des Expositions de Bordeaux dans le cadre du Salon de l’agriculture Nouvelle-Aquitaine.

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