“Place to B Geek” réunit jeux-vidéo et écologie


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"Place to B Geek" réunit jeux-vidéo et écologie

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Publication PUBLIÉ LE 02/12/2015 PAR Romain Béteille

Sensibiliser à l’écologie par le biais du jeu vidéo. Certains développeurs l’ont déjà fait, comme That Game Company qui a sorti en 2009 son magnifique « Flower » sur PlayStation (dans lequel le joueur pouvait contrôler des pétales de fleur et repeupler les champs) ou Okami, développé par les Japonais de Clover Studio en 2006 (qui avait Amaterasu, déesse de la lumière et « reine des hautes plaines célestes », pour héroïne dans un magnifique écrin graphique inspiré des estampes japonaises). Mais l’initiative reste rare et le coup de projecteur organisé ce mercredi 2 décembre dans les locaux de Darwin, sur la Rive Droite, sur ce marché et ses engagements en faveur de l’écologie l’est d’autant plus. C’est pourtant ce que proposait « Place to B Geek », organisé en partenariat avec le Bordeaux Geek Festival et Storycode Bordeaux. L’occasion de s’essayer à des jeux connus et déjà commercialisés (comme « Okami » et « Flower », mais aussi « Grow Home », pour un total de huit), mais aussi de découvrir d’autres initiatives plus locales.

Entre création et expérimentation

C’est le cas de l’espace « game jam », où quatre ordinateurs étaient posés sur une table. Sur chaque écran, un jeu vidéo tourne. Sauf que ce n’est pas vraiment des jeux ordinaires, plutôt des prototypes réalisés en 48 heures du 13 au 15 novembre dernier par une trentaine de passionnés (professionnels ou non) autour du thème de la nature et de l’environnement. Yannick Jouneau est le président de l’association Flat22 créée en mars 2014 et qui en est déjà à son quatrième marathon de création virtuelle. Il nous explique le concept de l’un des six jeux créés à l’occasion de celle de novembre. « Par exemple, “Grow Up” est un jeu de gestion avec d’un côté les humains et de l’autre la nature. Le but, c’est que les humains ne se développent pas, mais que la nature reprenne ses droits. On peut interagir en créant des tornades, planter des graines, les faire pousser. La particularité vient du fait qu’on doive faire ça sur les six faces d’un cube ». Exigeant et porteur d’un message, donc, sans pour autant être moraliste : c’est le principal avantage du jeu vidéo engagé, qui se sert de son aspect ludique pour éveiller les consciences.

Sensibiliser sans moraliser

C’est en tout cas ce dont est convaincu Romain Uriel, l’un des organisateurs du BGF (Bordeaux Geek Festival, qui tiendra en 2016 sa deuxième édition). « Ça peut vraiment avoir un impact sur le public. C’est quelque chose qui est nouveau et qui n’est pas forcément fait ailleurs. Avoir des grandes conférences sur l’écologie, c’est important, mais ceux qui y vont où les suivent sont déjà sensibilisés. Avec le jeu vidéo, on touche tout le monde. Le message passe plus subtilement, on sort de ce côté hyperscolaire, il n’y a pas ce côté “alarmisation” comme il peut exister sur la COP21 », affirme le responsable. Présents aussi dans les hangars de Darwin ce jour-là, beaucoup d’enfants et de scolaires venus assister à la présentation de projets de jeux, des projections centrées sur l’écologie dans le cadre du Mobile Film Festival (« une minute, un portable, un film ») ou encore une conférence autour du digital et de la vidéo « au service des enjeux environnementaux ».

La sensibilisation continue

Au final, s’il est avant tout un objet de divertissement, le rapprochement des messages écologiques et du jeu vidéo fait sens, surtout en France où l’on compte en 2015 35 millions de « gamers » réguliers et que 67 % des Français jugent le jeu vidéo comme une « nouvelle culture ». Mais il n’est qu’un des prismes de « Place to B ». Évènement national, il se décline à Bordeaux jusqu’au 12 décembre prochain. Organisé par l’association Écolo Info, l’évènement est centré sur la réflexion autour de la problématique environnementale et de l’écologie responsable, et créé spécialement autour de la COP21, la grande conférence internationale sur le climat qui a débuté le 30 novembre dernier à Paris. Pour voir l’intégralité du programme qui mêle jeux interactifs, ateliers participatifs, projections ou théâtre d’impro, rendez-vous sur leur site internet dédié : http://www.placetob.org/fr/en-regions/bordeaux/

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