Mimos dans une version renouvelée et inédite


Le 38e Festival des Arts du Geste se déroule du 7 au 10 juillet à Périgueux, comme une invitation à se laisser porter par des spectacles plus vivants que jamais.

Nathalie Elain, directrice de Mimos et Dominique Couvreur, en charge du OffAqui.fr

Nathalie Elain, directrice de Mimos et Dominique Couvreur, en charge du Off

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Publication PUBLIÉ LE 07/06/2021 PAR Claude-Hélène Yvard

Mimos, le festival des arts du geste de Périgueux, est de retour après une année blanche, en raison de la crise sanitaire. Programmée dans une version plus courte, quatre jours au lieu des neuf ou dix jours habituels, elle a lieu du 7 au 10 juillet. Elle privilégiera les compagnies françaises et régionales, les représentations en plein air. Il y aura aussi trois spectacles en salles, pour des raisons techniques. Une fois encore, l’équipe du festival en partie renouvelée s’est attachée à refléter les diversité des arts, du mime et du mouvement. Une dizaine de compagnies du off sont invitées.

C’est un vrai soulagement, pour l’ensemble de l’équipe qui travaille à la programmation de Mimos. Après l’annulation de l’été 2020, la 38e édition du festival des arts du geste peut avoir lieu cette année, dans une version plus courte mais tout aussi riche dans sa diversité. Elle est programmée du 7 au 10 juillet, en tout début de saison estivale, un choix assumé par Nathalie Elain, directrice du festival depuis 2019. “Avec le contexte de crise sanitaire historique, nous avons opté pour un festival renouvelé que traduit bien le graphisme de l’affiche, où finalement on interpelle le public seulement sur le temps qu’il fera. On va rentrer progressivement dans une nouvelle phase de l’histoire de ce festival qui a débuté il y a presque 40 ans, en renforçant le lien entre le festival et le coeur de Périgueux,” précise Nathalie Elain. Elle s’inscrit clairement dans le coeur de ville afin d’ancrer plus profondément le festival au sein du territoire dans lequel il se déploie. Dans ce sens, invitation a été faite à plusieurs artistes pour des performances dans l’espace public, ou des créations in situ à imaginer selon les lieux. Dans ce contexte sanitaire inédit, le choix a été fait de présenter une édition presque exclusivement en plein air,  pour avancer le plus sereinement possible avec l’équipe de L’Odyssée et les compagnies invitées.

Dans les parcs et les jardins de la ville

Cette 38e édition se déroulera donc principalement en plein air, dans les parcs de jardins de la ville : le parc Gamenson, le square Jean Jaurès, les jardins du centre culturel François-Mitterrand et la Visitation. Trois spectacles sont prévus en intérieur, pour des raisons techniques, au Théâtre et au Palace. “Nous avons été dans l’impossibilité de prévoir la soirée d’ouverture, les déambulations dans les rues, qui font le bonheur des spectateurs. Mais l”envie de retrouver le public est irrésistible. “
Le festival de Périgueux poursuit la mise en lumière des arts du geste dans leur diversité et interroge l’évolution du mime dans le paysage scénique. Il se ressourcera auprès des esthétiques novatrices et contemporaines, irriguées par des formes allant de la performance à la marionnette, au clown, masqué ou démasqué. Spectacles, ateliers de pratique, conférences, expériences artistiques pour lesquelles il n’y a pas vraiment de définition : les manières de découvrir les Arts du Geste sont multiples. Cette édition devrait faire du bien. Elle est particulièrement ouverte aux artistes émergents.

Le programme prévoit seize propositions pour le festival in, avec des compagnies principalement françaises. Une viendra de Belgique et trois sont italiennes. Il y aura notamment une carte blanche à Henri Devier, artiste périgourdin et sa fabrique du geste artistique… à prendre ou à laisser. “Nous avons souhaité avoir un équilibre entre des spectacles tout public et des formes plus pointues”, précise Nathalie Elain. Les clowns seront au rendez-vous avec le Munstrum théâtre qui déroule l’histoire de trois marginaux qui se réveillent dans un monde apocalyptique. Ludor Citrik, personnage décalé donnera une nouvelle version de “Qui sommes je ?”. La Cie So avec “Mon infinie solitude” offre un spectacle tendre et loufoque où le personnage se débat avc lui même, dans un monde où le sentiment de solitude n’a jamais été autant partagé. Mimos a invité cet été, cinq élèves de la 12e promotion de l’école nationale supérieure des arts de la marionnette de Charleville-Mézières, à présenter leur solo. Programmée l’an passé, la Cie La Pendue proposera un petit bijou où marionnettes et musiques se mélangent pour faire retrouver au public la magie du conte populaire avec ses histoires universelles et touchantes. Coté off, une dizaine de compagnies sont conviées : elles se produiront au jardin de Vésone et des Arènes. Le public sera invité à remettre un prix du off comme chaque année.


Programmation complète et renseignements :  https://www.mimos.fr/.
Billetterie ouverte depuis le 1er juin. Renseignements au 05 53 53 18 71. 


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