Marché de Noël : sécurité oblige…


Alizée Boissin

Marché de Noël : sécurité oblige...

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Temps de lecture 3 min

Publication PUBLIÉ LE 15/12/2017 PAR Mélodie Castan

Avant de déguster de délicieux marrons grillés, il faut d’abord passer la fouille et les détecteurs de métaux des vigiles. Depuis les attentats, les dispositifs de sécurité ont été renforcés lors d’évènements de grande ampleur. Le Marché de Noël de Bordeaux n’y manque pas. Le week-end, il faut donc s’armer de patience avant de pouvoir s’engouffrer dans les allées et sentir les effluves de vin chaud taquiner vos narines. Pour le vigile, posté à l’entrée, il est normal que le dispositif ait été renforcé cette année encore. Mais les commerçants de bouche ne sont pas du même avis.

Pour la responsable du chalet « Noël d’Alsace », qui vient faire découvrir depuis 19 ans sa bière belge, ses bretzels et son vin chaud, «  le dispositif de sécurité pose problème. Il cache la vue des chalets, il décourage les visiteurs et enlève la magie de Noël. Il y a moins de gens cette année. »

 

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Venus faire découvrir leur terroir pour la troisième année, les deux compères du « Chalet Corse » reconnaissent, eux aussi, qu’il y a moins de monde sur le marché de Noël que les années précédentes. Car «  les chalets sont masqués par les mesures de sécurité » affirme Petru. Mais ces deux commerçants sont quand même ravis d’être de nouveau présents sur ce marché pour faire connaître leurs produits, tout droit venus de l’Ile de Beauté. Au «  Chalet Corse », vous pourrez goûter au Figatellu, sorte de saucisse de foie, à manger grillée. Pour les plus frileux, le cochon de lait, mariné aux noisettes est un vrai régal ! Nous l’avons testé. Le panini au tome de Brebis satisfera les papilles des plus pressés. Sans oublier l’incontournable charcuterie corse.

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Au chalet basque «  Chez Yoyo », installé sur le marché pour la troisième année consécutive, Javier confirme amèrement : «  C’est le marasme général cette année, à cause des règles de sécurité et du mauvais temps. ». Son produit phare, l’Ossau Iraty, ne suffit plus à attirer la clientèle.

 

 Des visiteurs partagés

Géraldine, une soixantenaire britannique, en visite dans la région, trouve normal l’intervention du vigile ; elle n’est pas dérangée par l’attente engendrée à l’entrée du marché. Elle aime y venir avec ses amis surtout «  pour déjeuner et peut être m’acheter un chapeau aussi ! » plaisante-elle. De même, Alexianne et Maëva, deux lycéennes, venues passées un moment entre copines sur le marché, sont rassurées par le dispositif mis en place.

Mais Nadège a une opinion différente sur le sujet. La mère de famille, agoraphobe, a profité du peu de fréquentation de ce jeudi midi pour partager une gaufre avec sa fille. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle pense de la sécurité à l’entrée, elle ironise : «  D’accord pour la sécurité mais bon. Ça change pas grand-chose. Le vigile a à peine regarder mon sac plein à craquer ! » Brigitte et James, un couple de retraités, originaire de Charente-Maritime, venus, comme chaque année, sur le marché de Noël acheter du bois de Cade, ajoute : « Les grillages de sécurité, ça dénature un peu le marché ». 

Malgré que les bons produits soient de nouveau au rendez-vous sur ce marché des allées Tourny, les visiteurs, eux, de l’avis des commerçants, le sont moins. Des commerçants qui pointent du doigt le dispositif de sécurité. Ils auront d’ailleurs dès ce samedi, l’occasion d’en faire part au Préfet de Région, dont une visite du marché de Noël et de son dispositif de sécurisation est annoncée. Pour ce dernier week-end avant les fêtes de Noël, plusieurs agents de sécurité seront dépêchés à l’entrée du marché, pour fluidifier le trafic, de quoi satisfaire les clients et visiteurs, dont la plupart se disent quant à eux rassurés par la mise en place de ce protocole.

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