Le GAEC Pimpin monte au Salon de l’agriculture


Le GAEC Pimpin élève 500 limousines sur 300 ha. Depuis 1951, l'élevage a remporté 43 Prix et rappels de Championnat. Il amène 4 bête à Paris cette année.

Jamaïqua et Siraba découvriront le grand ring de ParisCorinne Merigaud

Jamaïqua et Siraba découvriront le grand ring de Paris

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Publication PUBLIÉ LE 25/02/2022 PAR Corinne Merigaud

Dans la famille Pimpin, on a le père Alain, son frère Didier et les trois filles Christelle, Fabienne et Maïté formées au lycée agricole des Vaseix. La relève est assurée alors qu’Alain, leur père, a pris sa retraite le 31 décembre ainsi que son frère. Eleveurs naisseurs passionnés (et passionnants), ils détiennent le record absolu au Salon de Paris pour la race limousine avec 43 Prix et rappel de Championnat glanés depuis leur première participation en 1951. Privés de salon en 2021, ils veulent porter haut les couleurs de la Limousine… tout comme leurs animaux!

Le dernier Prix de Championnat avait été décroché en 2020 par leur taureau Jersey qui poursuit sa carrière de reproducteur en Belgique. La famille Pimpin est dans les starting-blocks pour monter à Paris après une année blanche. Quatre de leurs 500 bêtes sont sélectionnées parmi les 40 finalistes, le maximum autorisé. Avant leur départ, nous avons tenté de percer le secret de ses animaux d’exception, préparés tels des athlètes pour affronter leurs concurrents dans le grand ring le 3 mars à 9 h30.

Pour sa deuxième participation au concours général, Maréchal 5 ans a pris des formes. Le grand gaillard pèse désormais une tonne et demie soit 300 kg de plus. « J’ai une revanche à prendre, je m’étais classé 5ème sur sept dans la section des taureaux de deux ans se souvient-il, Alain dit que je suis un veau mixte tardif, très élégant, mais ce jour-là, il me manquait un peu de viande. J’ai pourtant de belles origines, fils d’Hippodrome et de Galantine, petit-fils de Prodige qui a été deux fois Champion à Paris et arrière-petit-fils d’Ecu une fois Champion à Paris. » On sent la fierté de Maréchal et de son éleveur pour défendre l’héritage familial, fruit d’un long savoir-faire génétique. Maréchal sent qu’il est prêt pour être champion. Il a déjà raflé le 1er prix à Magnac-Laval et le prix d’honneur en 2020 et fini 3ème au National à Limoges en septembre avec quelques regrets.

Un régime sur mesure pour être au top

Pour battre Nico, Nino et Nelson, le taureau suit un régime spécial depuis quelques semaines. « J’ai une ration quotidienne de 8 kg d’aliments, un mélange d’orge, d’avoine, de blé, de soja et de pulpe de betteraves, 8 kg d’enrubannage et 10 kg d’ensilage de maïs, tout est produit sur la ferme de 300 ha. Alain et les filles sont vraiment aux petits soins pour moi et croyez-moi, le bien-être animal, je peux en parler en connaissance de cause, ils me bichonnent.»

A la stabu depuis début décembre, Maréchal partage sa litière avec Olympe qui a fini 2ème en 2020 à Paris. « Je m’intéresse surtout aux copines d’à côté, des génisses de 12 à 14 mois qui commencent à être en chaleur. Alain me dit qu’elles sont trop jeunes pour moi. Je ne comprends pas parce que j’ai déjà sailli trois fois ! Il a raison, je suis un peu lourd pour ces gamines… ».

Maréchal essaiera de monter sur la marche du podium dans la section des taureaux de plus de 3 ans

Ne pas avoir peur de la sonorisation
Pour rester en forme, la bête fait de l’exercice… à son rythme. Il a été dressé pour défiler dans le ring et ne pas avoir peur de la sonorisation ni des centaines de spectateurs. « Je marche devant la stabu une demie heure tous les deux jours nous confie-t-il, il ne faut pas que je me blesse car j’ai trop hâte de monter dans le camion du transporteur avec mon pote Onyx, Paupiette qui attend un heureux évènement ainsi que Jamaïqua et sa petite Siraba. Nous partirons avec trois autres élevages mardi à 15 h. »

Maréchal croit en ses chances, il coche toutes les cases de sa race. « Alain m’a dit que je suis au top pour faire un bon classement. Je suis un taureau de type mixte, bien dans mes baskets (euh mes sabots !), j’ai un bassin exceptionnel, un très bon dessus, une grosse épaisseur de filet et une grande finesse d’os. Je suis dans le style pour faire un bon Limousin. » Ce sont les critères que recherchera le juge Sylvain Boyer, un éleveur de Château-Chervix qui officiera pour la première fois à Paris. « Alain sera près de moi dans le ring avec Christelle et Fabienne, c’est rassurant. »

Une limousine suitée au palmarès impressionnant

La sœur de Maréchal, Jamaïqua 1 160 kilos et sa fille Siraba née en août (clin d’oeil à la handballeuse Siraba Dembélé) seront du voyage. Un gros challenge pour la belle rousse de sept ans. « Je suis la petite-fille de Trompeur qui a gagné trois fois à Paris plus trois fois le National et l’arrière-petite fille de Prodige énumère-telle, j’ai gagné mon premier national en 2016 à Poitiers, Cournon d’Auvergne en 2017 avec le prix d’honneur en prime, Châteauroux en 2018 avec aussi le prix d’honneur. J’ai eu six jolis veaux dont deux fois des jumeaux. Alain est impressionné par mon palmarès et mes vêlages. Il dit que je suis une limousine exceptionnelle, il va me faire rougir… ».

Jamaïqua devra user de ses charmes pour taper dans l’oeil du juge parmi les sept génisses de plus de 4 ans en lice. « J’ai l’habitude de voyager et on dit que les voyages forment la jeunesse… Seul problème, je n’ai jamais mis les sabots sur le grand ring de la Porte de Versailles. Siraba est déjà habituée à la longe et au bruit. Alain va nous mettre de la musique une semaine avant pour qu’on soit dans l’ambiance. » 

Pour arriver à ce niveau d’excellence, des centaines d’heures de préparation ont été nécessaires, un travail titanesque que les visiteurs n’imaginent pas. Les éleveurs ne vont pas à Paris par hasard, les places sont chères pour représenter l’élite de la race. La miss et sa fille déploieront tous leurs atours pour monter sur la première marche du podium. « Alain m’a dit que j’étais au top du top, avec de très vieilles origines de la ferme qui ressortent pour répondre aux critères de la Limousine, j’ai le bassin, le dessus, l’élégance et ma petite, une fille d’Onyx, est très bien. Si avec ça Sylvain ne craque pas…».

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