La métropole patine sur l’hébergement d’urgence


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La métropole patine sur l'hébergement d'urgence

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Temps de lecture 2 min

Publication PUBLIÉ LE 08/11/2017 PAR Romain Béteille

La situation est loin d’être idéale. Ce mardi 7 novembre, un conseil de métropole extraorinaire s’est tenu pour aborder la question de l’hébergement des populations « en situation d’urgence humanitaire », alors même qu’une motion avait été déposée par le groupe EELV sur le sujet en juillet dernier. Au niveau girondin, le préfet Pierre Dartout avait arrêté le 2 novembre 185 places spplémentaires pour cet hiver (montant le total à 1091 places contre 906 places permanentes d’acceuil ouvertes toute l’année), notamment réparties autour du gymnase Palmer (Cenon) et du site de Dupas (Bordeaux).

La saturation de l’hébergement d’urgence sur la métropole bordelaise est pourtant une réalité avec une augmentation (de 64%) de la demande d’asile en 2017 (3000 dossiers déposés contre 1830 en 2015) et de l’immigration irrégulière « dans un contexte déjà tendu », a rappelé mercredi soir la métropole au moment de tirer le bilan de cette réunion en séance. « Durées longues en hébergement d’urgence avant accès au logement autonome, saturation du parc social (coucou les étudiants), cherté de l’offre privée, doublement du nombre de mineurs étrangers non accompagnés depuis 2016… Ces populations représentent ainsi 93 % des 843 personnes recensées dans les 98 squats identifiés en Gironde,dont 22 % de personnes se revendiquant d’origine « sahraouie », en augmentation constante depuis 2014 », précise-t-elle ainsi. Ça, c’est pour le constat.

Au rayon des solutions, la Gironde a accueilli 574 personnes depuis 2016 dans les centres d’accueil et d’orientation, en a hébergé 123 « dans le cadre du programme de réinstallations mené avec le Haut Commissariat aux Réfugiés » et augmenté de 77% ses places d’hébergement « tous dispositifs confondus » depuis 2015. Le préfet et le Président de la métropole, Alain Juppé, ont donc demandé aux communes de la métropole « d’accroître leur efforts » dans la mise à disposition de lieux d’accueil et de mobiliser d’avantage de financements européens dans ce volet. Enfin, de manière très directe, en plus de la future création d’espaces temporaires d’insertion pour les Roms (dont nous vous avions déjà parlé) un comité de suivi devrait être mis en place prochainement entre toutes les communes de la métropole, histoire que « toutes les communes prennent leur part dans l’accueil des populations fragilisées » selon Jean Touzeau, le maire de Lormont. Dans ce comité, on devrait retrouver la région, le département, les communes mais aussi l’État (dont l’Éducation Nationale). Il pourrait commencer à se réunir début 2018. 

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