La Maison Emmanuelle-Ajon, refuge pour les mineurs


Beaucoup d'émotion et de solidarité à l'occasion de l'inauguration de la Maison Emmanuelle-Ajon, nouvelle structure d'accueil d'urgence pour les mineurs non accompagnés.

Marie-Claude Agulllana, la famille de Emmanuelle Ajon, Jean-Luc Gleyze, Pierre Hurmic et Janick PrémonAqui.fr

Marie-Claude Agulllana, la famille de Emmanuelle Ajon, Jean-Luc Gleyze, Pierre Hurmic et Janick Prémon

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Publication PUBLIÉ LE 05/10/2021 PAR Margaux Renaut

Ce lundi 4 octobre, à Bordeaux, avait lieu l’inauguration de la Maison Emmanuelle-Ajon, foyer d’urgence pour les jeunes mineurs non accompagnés situé près de la gare Saint-Jean, rue Eugène Leroy. Symbolique, cette inauguration était l’occasion de rendre hommage à celle dont le lieu porte le nom, Emmanuelle Ajon, figure politique bordelaise disparue en décembre 2020, très attachée entre autres, aux questions de la protection de l’enfance.

C’est avec beaucoup d’émotion que Janick Prémon, président de l’association Rénovation a pris la parole. « Nous sommes tous réunis pour honorer la mémoire d’Emmanuelle Ajon, a-t-il commencé. Sa mémoire, mais aussi son engagement, en respectant son souhait d’offrir aux jeunes mineurs non accompagnés, un dispositif adapté ».

Un engagement de longue date, Emmanuelle Ajon ayant déjà, en 2016, proposé à l’association d’organiser l’accompagnement des jeunes en provenance de la jungle de  Calais. Le Département de la Gironde avait alors mis à disposition la base de loisirs de Hostens permettant ainsi un accueil extrêmement rapide des premiers jeunes. Considérant le site d’Hostens un peu éloigné et souhaitant trouver une solution d’accompagnement et d’hébergement plus pérenne, l’association Rénovation, au travers de son Dispositif R d’accueil, propose désormais « un accompagnement socio-éducatif qualitatif à des mineurs non accompagnés pris en charge par l’aide sociale à l’enfance du Département ».

Pour cela, l’association dispose de trois services animés par 50 professionnels qui accompagnent au quotidien 88 jeunes : la Maison Emmanuelle-Ajon dédiée à 24 jeunes, un alternat hébergeant 16 jeunes au sein d’appartements partagés sur un même site ainsi qu’un pôle ressources proposant un suivi et un hébergement à 48 jeunes en logements diffus. Un accompagnement que l’association souhaite « adapter et améliorer sans cesse » affirme Janick Prémon, « afin, aussi, de correspondre aux exigences d’Emmanuelle Ajon ».

Le fonctionnement de l’association est financé à hauteur de 3 394 321 € par le Département, confirmant sa volonté, partagée par la ville de Bordeaux, de contribuer selon les mots de Jean-Luc Gleyze, président du Conseil Départemental, « au parcours d’intégration » de jeunes qui « sont malheureusement, bien trop souvent, mal accompagnés » rajoute Pierre Hurmic.

Un dispositif adapté aux besoins des jeunes 

 

La Maison Emmanuelle-Ajon est un foyer d’accueil d’urgence et de mise à l’abri, qui a la capacité de prendre en charge 24 jeunes, peu après leur arrivée sur le territoire français et à la suite de l’évaluation de leur minorité. L’accompagnement proposé par la structure est d’une durée de 12 semaines et porte sur deux points majeurs : l’évaluation des besoins du jeune, grâce à une méthodologie précise et des bilans sanitaires, éducatifs, psychologiques et scolaires ainsi que la construction d’un projet de vie et d’insertion.

Un projet de vie que le président du Conseil Départemental, qualifie de « fil de soi », autrement dit, « nécessaire pour la construction de l’identité individuelle nécéssaire à l’insertion socio-professionnelle ». En effet, chacune des actions menée par les équipes du foyer d’accueil est pensée dans l’intérêt de l’apprentissage des codes sociaux. En parallèle, l’apprentissage de la langue française, des activités sportives et culturelles, des ateliers de médiation et un accompagnement psychologique rythment le quotidien des adolescents. Après cette phase, les jeunes sont orientés vers un hébergement plus pérenne, correspondant à leur projet de vie.

Au total, une structure qui, selon Jean-Luc Gleyze, s’adressant aux mineurs bénéficiaires du dispositif d’accueil présents, « existe grâce à Emmanuelle Ajon, une femme que vous n’avez pas connue, mais qui souhaitait réellement vous aider ».

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