La cité éducative au service de l’égalité des chances


Anne Bisagni-Faure, rectrice de la région académique Nouvelle-Aquitaine, était, mardi 9 novembre, en visite à Lormont pour un échange autour de l'éducation prioritaire et la cité éducative.

Visite de la rectrice dans des écoles de la cité éducative à LormontAqui.fr

Visite de la rectrice dans des écoles de la cité éducative à Lormont

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Publication PUBLIÉ LE 11/11/2021 PAR Margaux Renaut

Anne Bisagni-Faure, rectrice de la région académique Nouvelle-Aquitaine, de l’académie de Bordeaux et chancelière des universités, était en visite à Lormont, ce mardi 9 novembre, afin d’échanger autour des dispositifs mis en place dans le cadre de l’éducation prioritaire. Parmi ceux-là, la « cité éducative », née d’initiatives menées sur le terrain par des élus locaux, les services de l’État et les associations, qui vise à intensifier la prise en charge éducative des enfants et des jeunes de 0 à 25 ans, avant, pendant, après et autour du cadre scolaire, en lien avec les familles.

La cité éducative de Lormont compte 2 collèges et 6 groupes scolaires, rassemblant 4 200 jeunes de 0 à 25 ans. Dans le cadre de sa visite, Anne Bisagni-Faure a pu échanger avec des parents d’élèves et les équipes éducatives de deux écoles de la cité éducative, l’école maternelle Michel-de-Montaigne et l’école élémentaire Jean Rostand. « Ces deux écoles sont en éducation prioritaire renforcée et font partie de la cité éducative » explique la rectrice, « la but de la cité éducative à Lormont étant de former une sorte d’alliance éducative, pour renforcer, entre autres, l’accompagnement des familles allophones ».

Une alliance éducative qui à l’école maternelle Michel-de-Montaigne, prend notamment la forme d’un Café des Parents ; initiative destinée à instaurer une véritable discussion entre les parents et l’équipe éducative, autour de sujets relatifs au rôle et la place des enfants et des parents dans le cadre scolaire. « Notre ambition est que les parents se sentent plus libres de venir poser des questions, qu’ils s’incluent dans la vie de l’établissement, et donc par conséquent dans celle de leurs enfants » explique une institutrice de l’école, « après des débuts un peu difficiles, les parents ont d’ailleurs fini par y prendre goût ! ». Une impression confirmée par Amélie Landau, parent d’élève, qui trouve ces rendez-vous « particulièrement enrichissants, pour les parents et les enfants, et qui permet de créer du lien avec l’école, mais aussi avec les autres parents ». 

Autre objectif de la cité éducative : réduire les inégalités. Pour cela, dans l’école Michel Montaigne à Lormont, une ouverture sur le plurilinguisme et les cultures associées aux langues a été mise en place afin de réduire, autant que possible, la barrière de la langue. Par exemple, l’accrochage, sur les grilles de l’école, d’affichettes présentant une vingtaine de langues, qui selon l’équipe éducative a déjà permis d’instaurer un dialogue et un échange avec certains parents, jusqu’alors peu communicatifs.


Créer une “alliance éducative”


Au sein de l’école élémentaire Jean Rostand, l’ambition de la cité éducative est aussi de permettre un meilleur lien entre les familles, la collectivité et l’école. « Nous essayons d’avoir un discours commun, des actions cohérentes et concertées avec les différentes parties prenantes : établissement scolaire, mairie et parents » affirme le directeur de l’école, « l’information circule mieux, les parents se sentent bien accueillis ».

Deux parents d’élèves ont témoigné de cette rassurante réactivité, qui permet, selon elles, « de développer la confiance et l’implication dans la vie de l’établissement, mais surtout le sentiment d’être pris au sérieux ». Toujours dans l’objectif d’une meilleure intégration des parents, essentielle à celle des enfants, la possibilité pour les parents allophones de suivre des cours de français, le mercredi matin, contextualisés et en lien avec l’école. « Toutes ces actions s’inscrivent dans la même ambition, souligne la rectrice de l’académie de la région Nouvelle-Aquitaine, permettre une vision globale et intensifier la prise en charge éducative, pour que les enfants ou les jeunes puissent se projeter dans la vie et construire leur parcours ». Pour l’année 2020-2021, 245 000 € ont été engagés pour soutenir le lien entre l’école et les familles et renforcer l’accompagnement des familles allophones.

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