La biodiversité néo aquitaine menacée


« A l’échelle mondiale on a un déclin de la biodiversité, et on rentre dans une 6e extinction de masse, » affirme Fanny Mallard, chercheuse au CNRS.

Papillon Apollon - Capture d'écran d'une vidéo publiée sur le site des Sentinelles du Climat.Les Sentinelles du Climat

Papillon Apollon - Capture d'écran d'une vidéo publiée sur le site des Sentinelles du Climat.

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Publication PUBLIÉ LE 11/07/2022 PAR Nolwenn Tournoux

Après 6 ans de suivi et de recherches, l’association Cistude Nature a révélé les premiers résultats du programme scientifique Les Sentinelles du Climat. L’objectif : observer l’impact du changement climatique sur la biodiversité locale. Depuis 2016, les scientifiques suivent 20 espèces ou groupes d’espèces, dans 223 sites en Nouvelle-Aquitaine. Le constat est sans appel : la biodiversité néo-aquitaine est en danger. Parmi les espèces suivies, certaines verront leurs populations s’amoindrir et leurs aires de répartition se réduire. D’autres disparaîtront.

« On parle beaucoup de l’ours blanc sur son glaçon, mais quid de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine ? » lance Christophe Coïc, directeur de Cistude Nature. Pour répondre à cette question, l’association a lancé Les Sentinelles du Climat. Les espèces étudiées vivent dans 5 types de milieux naturels : les milieux humides, dunaires, montagnards, les forêts de hêtre en plaine et les pelouses sèches des coteaux calcaires. Peu mobiles, les espèces sentinelles du climat sont incapable de fuir les effets du réchauffement climatique. Pour mener ces recherches, Cistude Nature est entourée d’une quinzaine de structures partenaires : des associations, des conservatoires et des laboratoires de recherche.


Un déclin à venir

« A l’échelle mondiale on a un déclin de la biodiversité, et on rentre dans ce qu’on appelle une 6e extinction de masse, » affirme Fanny Mallard, chercheuse au CNRS. Les causes de ce déclin sont liées aux activités humaines. « La première, c’est les changements d’usage des terres et la deuxième, la surexploitation. La troisième est le changement climatique qui va prendre de plus en plus d’importance dans les années à venir, ce qui amplifiera les autres causes. »

Parmi les espèces suivies en Nouvelle-Aquitaine, le Nacré de la Filipendule, une espèce de papillons, devrait voir son aire de répartition se réduire à de rares secteurs nord de la région.  L’Apollon, autre espèce de papillon, devrait disparaître d’ici 2100 si nous ne diminuons pas nos émissions de gaz à effet de serre. De son côté, le Lézard des murailles, commun dans les Pyrénées, tente de se déplacer pour survivre : depuis 2011, il a gagné 122 mètres d’altitude, empiétant alors sur l’habitat du Lézard de Bonnal. L’équilibre de la biodiversité est bouleversé. (lire notre article)

Pour préserver la biodiversité de cet avenir sombre, Cistude Nature souhaite alimenter, avec Les sentinelles du climat, des pistes d’actions favorisant la résistance et la résilience des écosystèmes face au changement climatique. Le programme scientifique a récemment été adopté par l’Occitanie, et le sera peut-être par d’autres régions dans un avenir proche. 


Plus d’infos :

Dans les Pyrénées, le lézard de Bonnal craint le réchauffement du climat

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