L’envie d’ailleurs du FIFIB


Solène Méric

L'envie d'ailleurs du FIFIB

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Temps de lecture 3 min

Publication PUBLIÉ LE 29/09/2017 PAR Solène MÉRIC

Si vous étiez des quelques 20 000 festivaliers qui ont d’une manière ou d’une autre participé au FIFIB 2016, ne soyez pas trop déçus, mais, autant vous le dire tout de go, on ne vous dira rien sur le jury, ni même sur son président ou sa présidente. Pour une bonne raison, ce/cette dernier/dernière n’avait pas, à l’heure de la présentation de Festival, encore lancé toutes les invitations paraît-il. Une manière involontaire pour l’équipe du Festival, qui tient cette année sa 6ème édition du 18 au 25 octobre, de maintenir encore un peu plus longtemps le mystère… Or le mystère, il faut voir le bon côté des choses, suscite l’envie.

« Une programmation entre coups de cœur et prises de risques »

Mais pour nourrir cette envie il faut bien tout de même quelques informations sur le programme préparé par les 3 mousquetaires du Festival à savoir Pauline Reiffers et Johanna Caraire, les deux fondatrices de l’Association « Semer le doute » qui porte le Festival depuis son origine, et Léo Soésento, directeur artistique de l’évènement. Autant dire, celui qui le colore. Or cette année, il s’est, dit-il, « laissé influencé par la thématique de la saison culturelle « Paysage » avec un choix de films exprimant une envie d’ailleurs et de voyage davantage que dans les précédentes éditions ». Au chapitre de la compétition internationale, dans laquelle s’affronteront 10 longs métrages, « les personnages ont la bougeottent et rêvent d’ailleurs.» Zambie, Kurdhistan, Tunisie, argentine, sont notamment du voyage. « Une programmation entre coups de cœur et prises de risques », prévient-il.

Carte blanche à Virginie Despentes


Mais « comme il n’y a pas de voyages sans rencontres », le festival n’hésite pas à les provoquer ces rencontres, bousculant un peu les genres au passage. C’est après tout, le moins à attendre pour un festival du film indépendant que se défaire un peu des codes, chercher à étonner, bref exprimer ou se faire la voix d’une liberté. Au rayon « hors normes », deux personnalités phare font parties des invités de la manifestation. L’une d’elle, Virgine Despentes, tout autant anticonformiste qu’adorée de (presque) tous, a même droit à sa Carte Blanche qu’elle a composé d’une sélection de trois films et d’une soirée de lectures musicales des œuvres de Pier Paolo Pasolini, en compagnie d’une autre sulfureuse, Béatrice Dalle (TNBA – le 23 octobre). Une carte blanche qui place le genre au centre, pas vraiment étonnant au regard de celle qui la signe…
Autre temps fort du Festival, hors compétition toujours, une séance de « filmothérapie » lors d’une rencontre organisée entre la journaliste Eva Bester et l’acteur, réalisateur et humoriste Eric Judor, autour de quatre films « feel good ». ou le cinéma comme une bulle anti-déprime.

Michel Ocelot, pour une leçon de cinéma

Au programme également deux « Focus », l’un sur Samuel Benchetrit et la projection de deux de ses films, l’autre sur Michel Ocelot, maître du cinéma d’animation qui outre la projection de 3 de ses réalisations (non, il n’y a pas Kirikou) donnera aussi une leçon de cinéma. L’occasion d’une rencontre riche et passionnée que les amateurs de son univers toujours magique et fraternel ne manqueront certainement pas de vivre.
Au nombre des invités, le FIFIB fait aussi place au philosophe et essayiste Pacôme Thiellement qui dans une programmation en 4 films tentera de faire la démonstration que « la divinité ne se trouve pas du côté des plus forts mais de celui des petits et des faibles ». Bien sûr aussi des avant-premières, et chaque soirs, les Nuits du FIFIB qui promettent du mercredi 18 au mardi 24 octobre « cinéma, musique et amour… » ; là encore tout un programme. Pour l’occasion la Cour Mably se transforme en cinéma en plein air et en dancefloor géant.

Enfin pour retourner du côté des prix et jurys, outre le Grand prix du Jury, 10 courts métrages concourront au bien nommé « Prix du court métrage », 8 films de 13 à 98 min s’affrontent également dans la catégorie Prix du Jury Contrebandes, visant à récompenser les films à petit budgets et auto-produits. Enfin, un prix « Erasmus+ » sera remis sur la sélection longs métrages ainsi qu’un prix « Nouvelle-Aquitaine Film Work out » qui s’adresse aux courts et moyens métrages en cours de tournage ou en début de post-production. Objectif de la collectivité : soutenir 10 films (au minimum) via une aide de 15 000€ par film dans leur étape de travail de post production, afin de ramener ces étapes de construction et de montage de films en Nouvelle-Aquitaine, plutôt que dans des studios parisiens…

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