Jour 6 : Une ultime étape avec du dénivelé entre Angoulême


Angoulême. Départ de notre ultime étape vers notre objectif final, Thiviers en Dordogne

Angoulême. Départ de notre ultime étapeJulien PRIVAT

Angoulême. Départ de notre ultime étape

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Publication PUBLIÉ LE 23/07/2021 PAR Julien PRIVAT

Suite et fin du périple à vélo entre Niort (Deux-Sèvres) et Thiviers (Dordogne). Le journaliste d’Aqui et son ami sont partis d’Angoulême (Charente) direction la Dordogne. Ils ont suivi l’itinéraire proposé par la Flow Vélo. Pratiquement 87 kilomètres annoncés sur le site Internet laflowvelo.com. Les jambes commencent à tirer mais pas de quoi nous décourager. Allez on vous emmène avec nous. Cap sur la Dordogne pour une ultime étape, pas si tranquille que ça.

Avant chaque départ nous décidons de bien petit déjeuner. Il ne faut pas partir le ventre vide. Donc nous choisissons de nous rendre aux Halles d’Angoulême. Un café, un jus d’orange, des œufs au plat et du bacon. Nous voilà donc prêts pour en découdre avec cette ultime étape. Nous quittons la capitale de la BD peu après 9 heures. Mais que ce fut laborieux de rattraper l’itinéraire de la Flow Vélo et de retrouver les balises spécifiques (il a fallu attendre le Nord d’Angoulême, l’Isle-d’Espagnac). Un manque partagé par de nombreux vélocyclistes croisés sur notre parcours. Il faudrait peut-être proposer des itinéraires balisés qui partent des mairies des villes étapes.

Sur les bords de la TouvreJulien PRIVAT | Aqui

Sur les bords de la Touvre

Revenons sur nos vélos. Une fois les balises retrouvées, nous longeons la Touvre, une rivière qui se jette dans la Charente. Ruelle-sur-Touvre, Magnac-sur-Touvre. Le paysage est bucolique et reposant. Sans oublier que c’est assez ombragé, heureusement vu la vague de chaleur qui était annoncée pour ce jeudi. On rejoint Le Queroy pour entamer notre trajet par la voie verte « Coulée d’Oc». 21 kilomètres. Plat, bitumé et ombragé : de quoi rouler dans les meilleures conditions.

Cette voie verte passe notamment par Marthon. Sa gare reste d’ailleurs « dans son jus ». Des toilettes et un point d’eau sont disponibles à cette endroit-là. Nous y avons rencontré un couple de retraités. Ils ont commencé leur périple de 1200 kilomètres à Maubeuge (Nord) et comptent arriver chez eux à Bordeaux (Gironde). « Ils ne nous reste que trois cents kilomètres », explique la femme.  Ils se déplacent avec le strict minium. Et au final font un bivouac le soir. « On n’a pas de réchaud. On fait restaurant le midi et pique nique le soir ».  Ils sont vraiment bien organisés. En moyenne ils réalisent des étapes de 40 à 50 kilomètres par jour.

Située sur la Coulée d’oc, la gare de Marthon. Un lieu où on peut se ravitailler et faire des rencontresJulien PRIVAT | Aqui

Située sur la Coulée d’oc, la gare de Marthon. Un lieu où on peut se ravitailler et faire des rencontres

Un parcours plus difficile 

Après cette rencontre et une pause pour soulager nos jambes, nous sommes repartis vers Souffrignac. A mon grand désarroi. La voie verte s’arrête net. Place maintenant à des paysages plus vallonnés. Ça va grimper. On le savait puisque sur le site de la Flow Vélo, il est stipulé que l’on aurait sur cette étape 700 mètres en descente et plus de 800 en montée. Là encore n’ayant pas accès au petit plateau (problème de réglages) j’ai dû me maintenir sur le second. Parfois quand la difficulté était trop importante, je mettais le pied à terre.

Javerlhac, l’un des premiers villages de Dordogne que l’on traverseJulien PRIVAT | Aqui

Javerlhac, l’un des premiers villages de Dordogne que l’on traverse

Pause déjeuner. Nous arrivons vers 13 heures du côté de Javerlhac. C’est l’une des premières communes que nous traversons en Dordogne. Nous avions décidé de déjeuner ici la veille au soir. Direction donc l’Auberge des tilleuls, un restaurant qui ne paye pas de mine. La patronne nous propose tout de suite le menu spécial Flow Vélo. Melons, tomates, salade, radis, enchaud (spécialité du Périgord à base de viande de porc), un morceau de fromage. Une assiette qui redonne des forces. Une adresse à retenir pour ceux qui font la Flow Vélo. Un bon moment convivial et d’échanges avec la restauratrice qui nous a souhaité bon courage. On ne doit pas trop tergiverser. Il nous reste plus de 40 kilomètres à parcourir.

Pied à terre 

Et ce ne fut pas simple. Nontron (célèbre pour ses couteaux), la prochaine étape, n’est qu’à 14 kilomètres. Il nous a fallu plus d’une heure et demie pour les parcourir. Là encore, j’ai dû mettre le pied à terre à plusieurs reprises. Cependant l’arrivée à Nontron est en pleine déscente. C’est assez agréable pour récupérer de tous nos efforts ! Par manque de temps, nous ne sommes pas montés dans le bourg de Nontron.

La côte pour aller à la Nontron, connue et reconnue pour ses couteaux, nous a découragé pour aller jusqu’à la vieille ville (on manquait de temps aussi)Julie ALLEAU | Aqui

La côte pour aller à la Nontron, connue et reconnue pour ses couteaux, nous a découragé pour aller jusqu’à la vieille ville (on manquait de temps aussi)

Après Nontron, la route reste toujours autant escarpée. Plus de montées que de descentes. Au haut d’une côte, d’ailleurs, nous retrouvons un couple avec leurs deux enfants en bas-âge. Ils ont pour objectif de rallier l’île d’Aix dans 6 jours. « On roule surtout à la fraîche et nous faisons des étapes d’une trentaine de kilomètres, nous confient-ils. On prend notre temps. » Nous osons leur demander si ça continue beaucoup de monter. Ce à quoi ils nous répondent qu’il ne reste plus beaucoup de côtes  et qu’à partir de Saint-Pardoux-la-Rivière c’est plat. Saint-Pardoux n’étant qu’à 8 kilomètres ça motive, mine de rien.

Un peu bucolique. Paysage qui nous accompagne entre Nontron et Saint-Pardoux-la-RivièreJulien PRIVAT | Aqui

Un peu bucolique. Paysage qui nous accompagne entre Nontron et Saint-Pardoux-la-Rivière

Arrivée à Saint-Pardoux-la-Rivière, pause ravitaillement. Barres de céréales et eau pour l’un et seulement eau pour l’autre. Dans le bar où je demande de me remplir les gourdes, un monsieur me demande où nous allons comme ça. Je lui explique donc et lui raconte notre aventure jusque-là. « Vous êtes bien courageux » réagit-il. Il m’avertit aussi que sur la voie verte qui relie Saint-Pardoux à Thiviers, c’est du faux plat et qu’il faut s’en méfier.

Voie verte

Il avait tout à fait raison. Cette voie verte emprunte l’ancienne ligne de chemin de fer reliant Saint-Pardoux à Thiviers, exploitée jusqu’au début des années 1990. Elle a été aménagée en 2001 par le conseil général de la Dordogne. Cette voie verte dispose d’un revêtement de sable plutôt roulant. Cependant, c’est bel et bien du faux plat. Encore heureux que la quasi totalité du trajet est ombragée. C’est appréciable, surtout quand le soleil tape comme aujourd’hui.

La voie verte entre Saint-Pardoux et Thiviers. Elle permet de faire la route en sécurité et à l’ombre. Elle mesure 18 kilomètresJulien PRIVAT | Aqui

La voie verte entre Saint-Pardoux et Thiviers. Elle permet de faire la route en sécurité et à l’ombre. Elle mesure 18 kilomètres

Un parcours un peu monotone mais après 18 kilomètres, nous arrivons enfin à Thiviers. Le camping que nous avons réservé cette fois-ci est situé en contre bas de la ville. Le compteur indique 94 kilomètres parcourus ce jeudi. Ce qui fait un total de 431,75 kilomètres sur 5 jours de vélo en 28 heures. Avec l’étape du jour, la moyenne a chuté à 15,3 kilomètres par heure.

Enfin arrivés à Thiviers. La fin de notre périple. Nous avons parcouru quasiment 432 kilomètres en 5 jours de vélo.Julien PRIVAT | Aqui

Enfin arrivés à Thiviers. La fin de notre périple. Nous avons parcouru quasiment 432 kilomètres en 5 jours de vélo.

L’aventure  touche à sa fin. Ce fut une belle expérience. La Flow Vélo est accessible à tous finalement, surtout aux personnes qui, comme nous, ne pratiquent pas forcément le vélo en sport ou même loisir. Petit conseil, prenez votre temps et si vous voulez visiter un peu, prévoyez des étapes plus courtes (entre 30 et 60 kilomètres). Concernant le balisage, il faut rester toujours vigilant, car certaines balises peuvent être masquées par des herbes hautes ou tout simplement absentes. Demain, une nouvelle aventure nous attend : rentrer à Poitiers en Ter Nouvelle-Aquitaine.

La place principale de Thiviers de nuit. Après un dîner bien mérité.Julien PRIVAT | Aqui

La place principale de Thiviers de nuit. Après un dîner bien mérité.

Retrouvez ou relisez, les précédents épisodes de l’épopée :

Jour 1 : Entre Niort et Marans, une belle remise en jambes sur la Vélo Francette

Jour 2 : De Marans à l’île d’Aix, du Marais poitevin à la côte atlantique

Jour 3-4 : Après un repos, cap sur Saintes

Jour 5 : D’une Charente à l’autre, un circuit très roulant mais « casse-pattes » sur la fin

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