Jour 5 : D’une Charente à l’autre, un circuit très roulant


Départ de Saintes. En arrière-plan l’arc de Germanicus, et pour objectif, Angoulême.

Départ de Saintes. En arrière-plan l’arc de Germanicus.Julien PRIVAT

Départ de Saintes. En arrière-plan l’arc de Germanicus.

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Publication PUBLIÉ LE 22/07/2021 PAR Julien PRIVAT

Une nouvelle étape dans l’aventure à vélo pour le journaliste d’Aqui.fr et son ami. Cette fois-ci, ils continuent leur périple sur la Flow Vélo. Ils doivent rallier Saintes à Angoulême en longeant en grande majorité les berges de la Charente. Selon le site de laflowvelo.com, l’itinéraire programmé devait faire 94 kilomètres. Le site précise même qu’il est d’un niveau facile. Vous allez voir que c’est parfois le cas mais pas sur l’ensemble du parcours. Prenez votre vélo et suivez-nous durant cette 5e journée.

Après une nuit paisible au camping municipal de Saintes, nous reprenons nos vélos. Une petite discussion avec le directeur du camping qui nous confie avoir énormément de vélocyclistes qui s’arrêtent, ce qui « sauve sa saison ». Il a plusieurs projets comme mettre en place des cabanes pour qu’on puisse réparer les vélos. A voir si ça pourra se concrétiser rapidement, comme il l’espère. Le café rapidement avalé, nous voilà enfin partis. Direction Angoulême la capitale de la Charente.

Le début du trajet est facile. Une légère côte au village des Gonds à la sortie de Saintes. Sinon, le parcours emprunte les berges de la Charente entre chemins blancs et bitume. Les routes sont en relativement bon état. Aujourd’hui le vent ne nous a pas gêné par rapport à la journée d’hier. Nous commençons notre étape à un bon rythme de croisière (entre 18 et 20 km/h affiché sur le compteur du vélo). Les kilomètres défilent rapidement. Nous passons non loin du passeur à chaîne de Chaniers – aucun intérêt pour nous de le prendre – nous poursuivons notre route vers Saint-Sever-de-Saintonge, Rouffiac. 

Un parcours roulant qui longe la Charente. Entre ombre et plein soleil. La crème était d’ailleurs de la partieJulien PRIVAT | Aqui

Un parcours roulant qui longe la Charente. Entre ombre et plein soleil. La crème était d’ailleurs de la partie

En longeant la Charente

Les paysages sont assez bucoliques. La Charente nous guide à notre gauche, à notre droite ce sont souvent des champs de maïs (qui sont très hauts ce qui nous offre aussi un peu d’ombre) ou des terres d’élevage (Blondes d’Aquitaine pour la grande majorité). Entre Salignac-sur-Charente et Merpins, nous changeons de département en passant de la Charente-Maritime à la Charente. Nous nous sommes fixés comme objectif de rejoindre Cognac avant la fin de matinée pour y faire une halte : se désaltérer et reposer nos jambes pour la suite du voyage. La pause déjeuner ? nous souhaitons la faire à Jarnac, à une quinzaine de kilomètres de là.

Arrivée à Cognac aux alentours de midi. Ici la porte du château dit de Francois Ier. Effectivement le roi de France est né à CognacJulien PRIVAT | Aqui

Arrivée à Cognac aux alentours de midi. Ici la porte du château dit de Francois Ier. Effectivement le roi de France est né à Cognac

Aux alentours de midi nous arrivons à Cognac, célèbre pour son eau-de-vie, mais aussi pour y avoir vu naître un roi de France : François Ier. La porte du château dit de François Ier domine d’ailleurs les berges en bord de Charente. On ne peut pas l’ignorer. Nous remontons vers le centre-ville, place… François Ier, encore lui. On en profite pour se désaltérer (de l’eau gazeuse) et remplir nos gourdes avant de rejoindre Jarnac.

Le soleil commence à taper fort. Il a fait plus de 30° encore aujourd’hui. En plein soleil, le thermomètre présent sur mon compteur affichait même aux alentours des 40°. Il a fallu chercher l’ombre et ne pas trop traîner en pleine chaleur. Une source de motivation. D’autant plus qu’il y avait certaines portions de routes bitumées. Et là, on sent vraiment la chaleur se réverbérer et nous revenir dessus. Une sensation pas très agréable. Je le reconnais. Une chaleur qui nous aura un peu retardé. Nous arrivons à Jarnac aux alentours de 14h15 soit une heure et demi après notre départ de Cognac.

De nombreux bateaux remontent le fleuve. Ils se déplacent à environ 5 à 7 kilomètres par heure. Il y a quelques passages d’écluse qui se ferment manuellement comme ça les bateliers sont en autonomie totaleJulien PRIVAT | Aqui

De nombreux bateaux remontent le fleuve. Ils se déplacent à environ 5 à 7 kilomètres par heure. Il y a quelques passages d’écluse qui se ferment manuellement comme ça les bateliers sont en autonomie totale

Pause déjeuner. Nous prenons salades et sandwichs dans un supermarché et bien sûr de l’eau car là encore les gourdes sont vides ou brûlantes… pas top pour se désaltérer. Après notre déjeuner express, nous attendons un peu avant de reprendre la route. Car il fait lourd. Nous passons dans la vieille ville de Jarnac. Au milieu des rues piétonnes plutôt animées pour une mi-juillet. Avant de revenir sur la place principale. Jarnac, vous devez sans doute le savoir, est connue dans tout l’Hexagone parce que l’ancien président de (1981 à 1995) François Mitterrand y est enterré. De plus, un musée aménagé dans un ancien chai porte son nom. Il est articulé autour de deux salles celle des donations (faites au président de la République), celle des architectures capitales (qui comprend les maquettes des projets et des pupitres d’informations sur les grands travaux réalisés par le président). Voilà une idée de visite. Mais une balade sur les quais peut suffire.  

Arrivée à Jarnac pour déjeuner. Là encore on voit que l’activité tourne autour du CognacJulien PRIVAT | Aqui

Arrivée à Jarnac pour déjeuner. Là encore on voit que l’activité tourne autour du Cognac

« Vous faites la Flow Vélo ? »

Nous réenfourchons nos vélos. Il nous reste à parcourir 38,5 kilomètres avant d’arriver à Angoulême. Nous apprécions beaucoup les vieilles bâtisses que nous croisons sur la route du départ de Jarnac. De magnifiques demeures témoignent d’un passé fastueux. Sur cette portion, les choses se corsent un peu. Le département n’est pas réputé pour être plat… et effectivement, nous tombons sur les premières difficultés de la journée. Avec la remorque que je tracte, je reconnais avoir mis parfois le pied à terre notamment à Champmillon, Sireul, les Trois-Palis.

Vue sur la Charente depuis JarnacJulien PRIVAT | Aqui

Vue sur la Charente depuis Jarnac

A Linars, une pause s’impose. Nous passons devant une boutique alimentation-presse. A l’intérieur, une vieille femme tient la boutique. Tout sourire et très curieuse. Je lui prends deux bouteilles d’eau bien fraîches. Et nous discutons. Elle m’avoue que je ne suis pas le premier à faire la Flow Vélo à s’arrêter aujourd’hui. « Elle va d’où à où déjà ? », m’interroge-t-elle. Je lui raconte le trajet entre Thiviers et l’île d’Aix. « Ça en fait des kilomètres », me commente-t-elle avant de me demander quel était le parcours et d’où j’étais parti ce matin. Un bref encouragement en signe d’au revoir, mais qui motive. En me précisant que je ne suis plus très loin d’Angoulême. « Vous êtes à 7 kilomètres », me crie-t-elle d’un air affirmé. Nous voilà donc requinqués. Et plus que motivés à arriver. La lourdeur de la chaleur s’estompe légèrement. On le sait, on approche d’Angoulême. Rien que ça nous fait oublier le reste.

Il est possible de faire des excursions sur la Charente à bord de bateaux atypiques comme cette gabare. Un bateau de transport fluvial, initialement de marchandises, dont les premières constructions remontent au XVIIe siècleJulien PRIVAT | Aqui

Il est possible de faire des excursions sur la Charente à bord de bateaux atypiques comme cette gabare. Un bateau de transport fluvial, initialement de marchandises, dont les premières constructions remontent au XVIIe siècle

Finalement ce sera plus d’une dizaine de kilomètres plus loin que nous arriverons à notre point de chute en plein centre-ville d’Angoulême. Pour ça, il a fallu gravir et grimper sur le plateau. Là encore, ce fut à pied. La capitale de la Charente mais aussi de la BD possède des ruelles étroites avec un certain charme. Son hôtel de ville vaut le détour, comme ses halles. Le centre, situé sur un plateau, domine le reste de la ville.

Arrivée à Angoulême après 7 heures de vélo. L'hôtel de ville vaut le coup d'oeil !Julien PRIVAT | Aqui

Arrivée à Angoulême après 7 heures de vélo. L’hôtel de ville vaut le coup d’oeil !

Allez c’est l’heure du bilan de la journée. Au total, nous avons parcouru 110 kilomètres en 7 heures. Le parcours est agréable et roulant mais il faut mieux en garder sous la pédale pour la fin du trajet qui est très « casse patte » avec ses nombreuses côtes. Tout au long de notre trajet, nous avons rencontré de nombreux cyclistes amateurs ou de loisirs. Des couples, des familles (ou même les enfants pédalent !), des amis de tout âge, avec ou sans assistance électrique. Preuve que ce trajet semble accessible à tous.

La traditionnelle balade de décrassage dans notre ville d'arrivée. A voir à Angoulême : l’hôtel de ville, mais aussi les remparts, le musée et la cathédrale.Julien PRIVAT | Aqui

La traditionnelle balade de décrassage dans notre ville d’arrivée. A voir à Angoulême : l’hôtel de ville, mais aussi les remparts, le musée et la cathédrale.

Demain, c’est la dernière étape, de la Flow Vélo. Direction Thiviers en Dordogne.


Retrouvez ou relisez, les précédents épisodes de l’épopée

Jour 1 : Entre Niort et Marans, une belle remise en jambes sur la Vélo Francette

Jour 2 : De Marans à l’île d’Aix, du Marais poitevin à la côte Atlantique

Jour 3-4 : après un repos, cap sur Saintes

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