Interview – Jean-François Egron: mes priorités pour Cenon


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Interview - Jean-François Egron: mes priorités pour Cenon

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Temps de lecture 5 min

Publication PUBLIÉ LE 14/09/2017 PAR Romain Béteille et Joël Aubert

@qui! : Jean-François Egron, vous prenez la responsabilité de cette ville, dans la foulée d’Alain David, qui a rejoint l’Assemblée Nationale, de cette ville qui continue de se développer. Dans quel état esprit êtes-vous et quelles sont vos priorités ?

Jean-François Egron –  D’abord, je me réjouis qu’Alain David ait pu l’emporter dans cette élection législative. C’est le fruit de son investissement sur plusieurs territoires, sur sa ville d’abord, et également sur le canton en tant que conseiller dépârtemental, et, plus largement sur la circonscription; il a occupé de nombreuses responsabilités – pensons par exemple au SDIS – qui lui ont permis de s’affirmer et de faire connaître l’action qu’il a eue…. Alain David est maire depuis 1995 et je suis à ces côtés depuis la même date. Par conséquent l’ensemble des projets qui ont été réalisés, je les ai partagés avec lui. Je reconnais, évidemment, tout son investissement et l’action qu’il a pu mener. Pour l’avenir, il est évident que la feuille de route de la municipalité actuelle, c’est celle que nous avons proposée aux habitants en 2014, lorsque nous avons été élus, parce que les habitants ne comprendraient pas qu’on ne tienne pas nos engagements. C’est également les projets qui ont été engagés et ceux sur lesquels nous avons déjà projeté de travailler, avec Alain David .Il est bien évident qu’il y a des priorités mais celles-ci, aujourd’hui, sont sur plusieurs registres. Dans le domaine de l’éducation, nous avons à l’heure actuelle la rénovation d’une école, enfin la reconstruction de l’école Gambetta qui est dans le Bas Cenon. Cela va permettre de doter ce quartier d’une école de qualité avec un traitement environnemental très sympathique. Le Centre de loisirs La Ré d’Eau, centre à destination des 3-6 ans, et que nous allons rénover puisqu’il a été conçu à la fin des années 80, nécessite une remise à niveau. Et puis nous continuerons, avec le concours de la Métropole, bien évidemment, à maintenir l’ensemble du patrimoine scolaire. Voilà pour le volet éducation.

Quant au volet culturel, qui est devenu emblématique de la ville, le succès du Rocher de Palmer, inauguré en septembre 2010, est tel aujourd’hui qu’au-delà des trois salles qui existent, on est presque conduit, de manière obligatoire, à en construire une quatrième, d’une capacité de 2 à 3000 places. Et cela fait, évidemment, partie des projets importants.

@qui! : Bien sûr, la réussite de Palmer est éclatante, mais il  va y avoir une grande salle métropolitaine à Floirac. Est-ce qu’on peut financer l’agrandissement de Palmer, la ville peut-elle le financer et la métropole y concourir? C’est évidemment des questions que l’on se pose.

JFE – Alors, effectivement, l’ensemble des projets dépend d’une construction budgétaire qui repose, d’abord, sur la poursuite de la maîtrise de nos finances, et la gestion de la commune est une bonne gestion, ensuite sur le traitement d’un certain nombre de dossiers; je parle notamment de la plaine de la Blancherie que nous sommes en train de négocier, aujourd’hui, avec la Métropole, ce qui nous permettrait de pouvoir engager, grâce à cette vente, un certain nombre de projets, notamment  celui de la piscine, la nouvelle piscine de Cenon… Donc cette 4ème salle, il est évident qu’elle se fera dans le respect des finances et de la politique budgétaire de la commune.

@qui!: Peut-on évoquer un horizon quand même ?

JFE : Avant l’issue du mandat, les choses seront faites. Sachant que cette salle, elle a une destination qui est un peu différente. D’une part, elle peut compléter l’offre pour accueillir de nouveaux concerts mais, en même temps, on va y développer un pôle numérique avec des acteurs que sont Musiques de Nuit qui ont une expérience intéressante en la matière et aussi un espace de co-working. Cela viendra également augmenter les capacités d’accueil  lors des manifestations municipales ou métropolitaines comme des congrès, des réunions associatives…

@qui.fr : D’autres priorités encore?…

JFE : Sur la partie numérique, nous continuons de nous battre pour la couverture de la ville, le wifi . Et puis il y a des dossiers qui pour les habitants sont très importants celui, notamment de la jonction avec la gare de Cenon d’une ligne de tram qui irait à Cracovie, en passant par le pont Chaban. C’est nécessaire, aujourd’hui, pour désenclaver ce quartier. D’autre part sur le plan environnemental, avec le député, nous allons nous consacrer à un autre dossier important, celui des murs anti-bruit, le long de la rocade; il y a une butte mais qui n’est pas suffisante. Voilà ce sont des dossiers sur lesquels nous allons, ensemble, travailler.

@qui! : S’agissant de l’urbanisme, on est frappé par la poursuite d’un grand effort de construction dans la ville, un peu partout, dans le Haut-Cenon dans le Bas-Cenon. Evidemment, la chance de la ville c’est qu’elle a un patrimoine vert, forestier, de relief, des parcs, qui lui permettent d’envisager cela, mais de temps en temps, on se pose quand même la question : jusqu’où pourra-t-on aller ?

JFE :  Il faut effectivement ramener cette réflexion sur l’urbanisme communal en y intégrant notre patrimoine environnemental. On a aujourd’hui trois parcs: Palmer, le Cypressat et le Loret. Il est évident qu’on n’impactera pas ces espaces là. Nous nous sommes battus pour les préserver; ce n’est pas pour les voir disparaitre par la suite. En revanche, le développement de la commune, sur les infrastructures et sur l’habitat, a permis d’une part dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain de reloger tous les cenonais qui étaient, à l’époque dans les tours mais, plus largement, de diversifier l’offre de logement Et cela, aujourd’hui, concourt à la mixité sociale; on a du très social qui cohabite avec de l’acquisition et nos habitants le vivent tout à fait bien. Par contre, je pense qu’il est nécessaire de faire un point d’étape par rapport à tout cela. Et que cet équilibre, en terme de mixité sociale, on le trouve également en terme de mixité urbaine. Par conséquent l’équipe municipale va travailler pour identifier les secteurs où le bâti se poursuivra; il y en a qui sont évidents notamment le long de la ligne du tramway puisque c’est logique, mais tout en réfléchissant à la façon de préserver des endroits pavillonaires ou des espaces verts et en poursuivant une première étape de sanctuarisation, de manière que cela ne se fasse pas au détriment de  tout le reste.

@qui! : La Rénovation urbaine, portée par l’ANRU, se poursuit à Cenon, comme sur cette rive droite où elle a joué un rôle si important. Une nouvelle étape concerne la ville…

JFE : Concrètement, à Cenon cette nouvelle étape de rénovation urbaine est consacrée, aujourd’hui, au secteur Joliot Curie; il concerne plus particulièrement la Cité Henri Sellier. Cette cité qui est, aujourd’hui, très proche de la voie de chemin de fer.  Une opération importante est articulée autour de trois points : la destruction d’une des 3 tours avec la reconstruction de logements plus adaptés, la restructuration d’une 2ème tour, sachant que l’on parle des deux tours les plus proches, car il y en a une qui est plus en retrait. Cette restructuration permettra de revoir, en interne, l’intérieur du bâtiment, l’aménagement des logements et de réaliser des logements plus vastes et plus confortables mais, en même temps, de travailler la partie acoustique, de manière à ce que les nuisances sonores soient réduites au maximum. Et, enfin, le 3ème point s’attelera au développement d’un pôle économique au pied de cet ensemble.


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