Entre traditions et innovations, ils font leur premier Salon


Les producteurs présents au Salon de l'agriculture sont souvent des habitués; pour d'autres l'exercice est assez nouveau.

Dans les allée du Hall 3 du Salon de l'agriculture de ParisAqui.fr

Dans les allée du Hall 3 du Salon de l'agriculture de Paris

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Publication PUBLIÉ LE 04/03/2022 PAR Solène MÉRIC

A Paris, sous le hall 3 du Salon international de l’agriculture, on mange, on boit, on déguste, et on découvre la richesse de la gastronomie du terroir français… Évidemment, les bons produits de Nouvelle-Aquitaine y ont toute leur place ! Une cinquantaine de stands rassemble ainsi producteurs, viticulteurs, négociants ou autres brasseurs aux accents bien de chez nous. Si beaucoup sont des habitués du Salon, d’autres se prêtent pour la première fois à l’exercice d’une si belle vitrine. Rencontre avec quelques-uns des ces “petits nouveaux”, ou presque !

Les Bières de Montmorillon font revivre un fleuron viennois
Sous le Hall 3 stand C 141, rendez-vous en Vienne, plus précisément aux Bières de Montmorillon, relancées en 2015 par François Guillo. La brasserie historique, avait été créée en 1843, pour fermer en 1966. Aujourd’hui elle est en plein développement. « Nous sommes en train de doubler notre capacité de production, tout en gardant notre savoir-faire et notre qualité artisanale », insiste Vincent Witzmann, un des 7 employés de la marque, qu’il représente à Paris.

La brasserie des Bières de Montmorillon, venues de la Vienne est présente au Salon de l'agricultrue de ParisAqui.fr

La brasserie des Bières de Montmorillon, venues de la Vienne est présente au Salon de l’agricultrue de Paris

Avec des malts d’orges, de blé et de seigles venus de Belgique et des houblons, nombreux et variés au gré « des recettes », 5 étapes sont incontournables: le concassage des malts, leur mélange à l’eau chaude, la filtration du moût obtenu puis son ébullition lors de laquelle sera ajoutée la touche aromatique souhaitée grâce aux houblons. Quant aux drêches humides restantes après filtration, elles sont données à un éleveur local pour nourrir ses vaches… rien ne se perd !

Mais la qualité pour l’équipe de François Guillo, c’est aussi le choix d’une production 100% biologique. Blanche, blonde, brune, Pale ale, IPA… outre une gamme variée « classique », sortent de la brasserie de Montmorillon des bières « haut de gamme » réalisées dans d’anciens fûts d’Armagnac, de Cognac ou autre Pinault. Plutôt satisfait de ce premier véritable test sur le Salon parisien et dans l’attente du week-end qui s’annonce, Vincent n’oublie pas de glisser que la maison propose aussi depuis un an, limonade et cola viennois !
https://www.bieresdemontmorillon.fr/


La ferme de Pimaël ou la douceur de sirops bio et 100% Corrèze

C’est la première fois que la Ferme de Pimaël est présente au Salon International de Paris. Nathalie Carrère, son mari et sa fille sont installés à Saint-Sornin-Lavolps en Corrèze depuis 6 ans. Dans cette vidéo agriweb.tv , elle nous présente sa ferme bio où ils élèvent des brebis, fabriquent des yaourts et des sirops avec les plantes qu’ils cultivent. Présente sur le stand collectif “Origine Corrèze”, les impressions parisiennes de Nathalie sont bonnes.
https://lafermedepimael.com


Les Jardins Charentais, l’innovation de la terre à la conserve

Pour Johan Bernardin, gérant des Jardins Charentais, c’est aussi une première que d’avoir son stand à Paris. Il faut dire que le producteur installé à Thézac, ne manque pas de ressources et d’idées pour développer et faire prospérer son exploitation de fruits et légumes. Initialement, installé sur 2 hectares dont 500 m de tunnel, il a désormais 3 ha de serres et 17 de légumes en plein champ. Avec une spécificité de taille : ses serres sont des serres photovoltaïques. « En 2015 j’ai été un des premiers à faire une serre photovoltaïque. Aujourd’hui, ça me permet de produire 300 t de légumes par an, d’avoir 15 ETP et d’alimenter toute ma commune en électricité, soit plus de 300 personnes par jours », présente-t-il.

Johan Bernardin, gérant des Jardins Charentais, innove avec ses serres photovoltaiques et la valorisation de ses invendusAqui.fr

Johan Bernardin, gérant des Jardins Charentais, innove avec ses serres photovoltaiques et la valorisation de ses invendus

C’est en partie pour promouvoir ce mode de culture innovante, qu’il est présent sur le Salon. Il est en effet président de l‘Alliance EVA (comme Energie Verte Agricole), réseau de producteurs engagés pour la promotion de cet agrivoltaisme, en partenariat avec l’opérateur Reden. Ses productions sous serres, bénéficient du label bio et lui ont valu quelques reconnaissances. Côté gustatif, ses tomates et ses fraises Charlotte ont été choisies par Charlotte Entraigue pour présenter et remporter, le concours de Meilleur Ouvrier de France primeur en 2019. Côté pro, il est lauréat régional du Trophée Maraîchage et vice-lauréat au niveau national. « Un trophée qui récompense les jeunes maraîchers aux pratiques innovantes », souligne-t-il.

Innovant, il l’est aussi depuis 4 ans sur le devenir de ses invendus. Sur ses 20t de produits déclassés par an, il parvient à en sauver la moitié par leur transformation en divers produits gourmands, de la confiture à la ratatouille en conserve… Son autre objectif parisien est donc aussi de trouver de nouveaux points de vente pour écouler le plus possible de ses invendus. Il nous présente ses produits dans la vidéo ci-dessous réalisée en partenariat avec Agriweb.tv.  
www.lesjardinscharentais.fr

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