Contre les déserts médicaux, le département double l’effort


Réunis en session d’hiver pour voter le budget primitif 2023 à un milliard d'euros, les conseillers départementaux de Charente Maritime ont décidé de consacrer 1,6 million à la lutte contre les déserts médicaux. Plus du double des années précédentes.

Virginie Valadas | Aqui

L'assemblée départementale a voté le budget primitif 2023.

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Publication PUBLIÉ LE 22/12/2022 PAR Virginie Valadas

Corinne Imbert sénatrice (majorité départementale à droite), conseillère départementale de Matha et rapporteuse du budget, est en charge du plan santé du département.  Elle rappelle à ses collègues que la lutte contre les déserts médicaux est un problème national face auquel les collectivités territoriales disposent de quelques leviers d’action, à condition d’y consacrer un peu de budget. Presque 600 000 euros y étaient déjà consacrés en 2022 et en 2023, le plan santé mobilisera 1,590 millions, afin de poursuivre et amplifier les actions déjà initiées, soit un budget qui est plus que doublé.

Ce coup de projecteur en ouverture des débats était clairement une réponse aux élus d’opposition (groupe de gauche Au cœur des solidarités) qui avançaient le chiffre de 50 000 patients charentais-maritimes qui n’ont pas accès à un médecin généraliste dans leur commune rurale et dans un rayon de 30 km alentour. C’est encore le cas dans le sud du département à la lisière de la Gironde, de la Charente ou autour de Saint-Jean d’Angely, de Matha.

29 médecins, 12 internes, 3 maisons de santé

Corinne Imbert rappelle que le zonage effectué depuis 2020 est revu chaque année et permet de définir les zones fragiles et même très fragiles. Un nouveau zonage a été approuvé en Commission permanente le 25 novembre dernier.

Et Corinne Imbert d’égrainer: vingt-neuf médecins généralistes sont installés depuis 2011, onze d’entre eux grâce aux aides à l’installation pour 390 000 euros. Douze internes ont reçu une bourse de la collectivité, en contrepartie, ils doivent s’installer dans les trois ans en zone tendue. Trois maisons de santé pluri-professionnelles (avec des médecins mais aussi des infirmières, kinésithérapeutes…) ont été créées. C’est une solution que les élus d’opposition veulent voir se multiplier, comme les centres de santé.

Mais pour Corinne Imbert, ce n’est pas forcément la réponse idoine, en termes d’aménagement du territoire.  Le département va soutenir les projets de création de deux d’entre elles : une à Royan avec la Mutualité française, l’autre à Saint-Jean d’Angely avec l’hôpital. Si le Département veut bien soutenir ces projets, il ne les porte pas.

Dans cette liste d’aides mises en place, l’élue de citer également l’aide à la création de logements pour les internes, l’aide au fonctionnement des centres de santé, l’aide aux rachats des cabinets médicaux, les aides aux déplacements….

Un coup de pouce à la formation des infirmiers

Un nouveau dispositif sera également financé dorénavant, la formation de deux ans pour un infirmier qui souhaite acquérir le diplôme d’infirmier en pratique avancée, un diplôme équivalent à un master qui permet aux infirmiers de faire plus d’actes médicaux et notamment des prescriptions avec ordonnances. Le Conseil départemental de Charente-Maritime s’engage à les subventionner à hauteur de 16 000 euros par année d’études, quelle que soit la zone où les candidats envisagent de s’installer.

Sylvie Marcilly, la présidente de la collectivité l’affirme haut et fort, “c’est une politique qui fonctionne.” C’est pourquoi le budget du Plan santé est augmenté de manière conséquente.

Les grandes lignes d’un budget à plus d’1 milliard d’euros

Le Budget principal du département de la Charente-Maritime est établi à 1,087 milliard d’euros, dont 817,3 M€ en fonctionnement et 269,5 M€ en investissement.
L’action sociale pèse 439 millions, en augmentation de 5,3%. Les autres dépenses de fonctionnement significatives concernent les centres de secours et d’incendie, la voirie, les collèges, les politiques culturelles et sportives…. Les dépenses d’investissement s’élèvent à 114 millions. Les  recettes de fonctionnement s’élève à 817 millions, constituées notamment grâce aux droits de mutation en hausse.

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2 Comentaires

2 commentaires

  • La rédaction Aqui, le 22/12/2022 à 11h05

    Plusieurs ostréiculteurs de l’île de Ré vendent leurs huîtres au marché central de La Rochelle, sans intermédiaire et donc aux mêmes prix que dans leurs cabanes à l’île de Ré.
    La rédaction


  • Mme Dominique DORIN, le 22/12/2022 à 10h29

    Où acheter les huîtres en circuit court, pas chère, je suis intéressée, j’habite La Rochelle-Île de ré, mais passer le pont revient trop cher. Est-ce que cet ostréiculteur à un endroit sur La Rochelle pour récupérer ses huîtres.


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