La notion de richesse, telle qu’elle est perçue par les banques, ne se limite pas à une simple estimation du patrimoine financier. Les établissements financiers disposent de grilles d’évaluation précises afin de déterminer quels clients peuvent prétendre à des services exclusifs. Selon une étude relayée récemment, ces seuils sont clairement définis et conditionnent l’accès à toute une gamme d’avantages que le client classique n’obtient pas. Dès lors, il convient de s’interroger : quel montant mobilisable sur un compte bancaire permet de franchir ce seuil et quelles conséquences cela entraîne-t-il concrètement ?
Les catégories de richesse selon le solde sur le compte bancaire
Les établissements bancaires classent leurs clients en fonction du capital détenu sur leurs comptes. Trois grandes catégories émergent, chacune associée à des privilèges distincts. En appliquant ces critères, on comprend mieux comment la banque définit qui est considéré comme riche ou « aisé ».
Le statut du client dépend directement du montant mobilisé sur son compte bancaire. Cette différenciation guide non seulement la nature de la relation avec la banque, mais aussi le choix des offres proposées ainsi que le niveau d’accompagnement fourni. Il est à noter que cette segmentation vise à optimiser la rentabilité tout en adaptant les services au profil patrimonial du client.
Qui reste un client classique ?
En dessous du montant seuil de 100 000 euros placés sur l’ensemble de ses comptes auprès d’un même établissement, le particulier demeure dans la catégorie du client classique. Cette appellation recouvre tous les usagers dont le patrimoine financier, bien que parfois conséquent, ne franchit pas cette barre symbolique.
Selon les grilles bancaires consultées, posséder entre 1 000 et 99 999 euros sur ses comptes ne modifie ni la qualité de service, ni la gamme de produits accessibles. Les avantages, conditions et conseils restent standardisés. Il est à noter que, pour cette tranche, la banque ne distingue pas de différence majeure en termes de service ou d’accompagnement personnalisé.
Quand devient-on un client aisé ou riche ?
L’accès à des avantages exclusifs débute dès le passage du seuil de 100 000 euros. Le client est alors placé dans la catégorie dite « aisée ». Selon l’étude citée, la fourchette comprise entre 100 000 euros et 1 million autorise déjà l’attribution de certains privilèges. Pour la banque, ce montant représente une marque de confiance et justifie une approche différenciée.
Ceux possédant un capital situé entre 1 et 30 millions d’euros atteignent le statut de « riches ». À ce stade, les avantages s’élargissent notablement, avec un accompagnement sur mesure reposant sur la gestion et la valorisation du patrimoine financier du client. Enfin, au-delà de 30 millions, le client intègre le cercle restreint des ultra-riches ; il profite alors de dispositifs confidentiels hors de portée du grand public.
Les principaux avantages associés à chaque palier de richesse
La segmentation instaurée par les banques se matérialise principalement à travers les produits, services et traitements attribués à chaque tranche. Ce processus amène naturellement à distinguer plusieurs niveaux de prise en charge, chacun fondé sur les attentes spécifiques du client et sur la rentabilité escomptée pour l’établissement.
Parallèlement à la distinction opérée entre les catégories de clients, il existe également des seuils réglementaires dans d’autres secteurs financiers ou sociaux, tels que le plafond de revenus protégé par la loi pour certains locataires selon leur âge.
Le dépassement du seuil de richesse ouvre la porte à divers types d’offres, depuis l’octroi d’un conseiller dédié jusqu’à la proposition de placements personnalisés adaptés à la situation patrimoniale individuelle du client aisément solvable.
Quels privilèges pour les clients aisés ?
La clientèle qualifiée d’aisée – c’est-à-dire celle détenant entre 100 000 et 1 million d’euros – bénéficie d’un accès privilégié à certaines prestations. Plusieurs services apparaissent en priorité pour ce segment :
- Mise à disposition d’un conseiller personnel dédié, garantissant rapidité et réactivité dans la gestion des demandes ;
- Facilités élargies lors de la souscription de crédits, avec parfois un traitement prioritaire sur l’étude des dossiers et des taux personnalisés ;
- Conseils spécialisés concernant la structuration et l’investissement du patrimoine financier ;
- Accès à des produits bancaires réservés, non proposés aux autres catégories (placements spécifiques, assurance-vie haut de gamme, offres de défiscalisation optimisées).
À titre de comparaison, la question du cumul du RSA et de l’allocation adulte handicapé illustre aussi l’importance des plafonds dans l’accès à certains droits et prestations.
« Dès le moment où l’encours total atteint 100 000 euros, la banque considère qu’il est justifié de proposer des services exclusifs », observe un spécialiste interrogé, avant d’ajouter que « le coût de gestion reste maîtrisé et la rentabilité élevée, car ces clients dynamisent leur épargne sans nécessiter d’infrastructures excessives ».
Services destinés aux riches et ultra-riches
Pour ceux dont le solde global excède 1 million d’euros, l’entrée dans la sphère des « riches » déclenche un suivi plus poussé. À la liste précédente viennent s’ajouter :
- Suivi patrimonial avancé, élaboré par des experts pluridisciplinaires : ingénierie patrimoniale, optimisation fiscale, stratégies de transmission ;
- Invitations exclusives à des événements privés et séminaires dédiés à la gestion de fortune ;
- Possibilités d’investissement sur des marchés réservés ou via des fonds privés inaccessibles au grand public.
Pour la clientèle des ultra-riches, soit au-delà de 30 millions d’euros, les options deviennent très personnalisées et gardées sous une discrétion stricte. Certaines banques estiment que ces profils, bien que prestigieux, représentent cependant un investissement coûteux en temps et en ressources.
Rentabilité et stratégie des banques face aux différents segments de clientèle
Il est devenu fréquent de voir les banques privilégier les clients aisés par rapport aux très grandes fortunes. Ce choix repose sur des considérations économiques. Une grille comparative illustre cet intérêt accru pour la rentabilité plutôt que pour la notoriété attachée à la possession de patrimoines exceptionnels.
Les clients aisés, grâce à leur capacité de diversification et de dynamisme dans la gestion de leur compte bancaire, génèrent des commissions régulières, tout en restant peu consommateurs de services spécialisés requérant beaucoup de temps.
Pourquoi les banques préfèrent-elles parfois les clients aisés ?
Selon plusieurs analyses sectorielles, les clients situés entre 100 000 et 1 million d’euros offrent l’équilibre optimal. Comme l’a commenté un responsable de clientèle privée : « Ils allient potentiel de croissance, volume d’opérations financières et facilité de gestion administrative ».
En revanche, les ultra-riches sollicitent souvent des solutions très sophistiquées, impliquant une mobilisation importante de spécialistes, une attention permanente et parfois un retour sur investissement moins immédiat pour l’établissement.







