L’aéroport de Bordeaux mise sur le low cost pour booster son trafic


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Publication PUBLIÉ LE 13/07/2009 PAR Nicolas César

« C’est une excellente arme anti-crise », assure Pascal Personne. L’investissement est à la mesure des ambitions : 5,5 millions d’euros, mais il devrait créer 2 300 emplois directs et indirects sur 10 ans. Le coût sera pris en charge par la société gestionnaire, à savoir la Société aéroportuaire de Bordeaux-Mérignac, détenue par l’Etat, la Chambre de commerce de Bordeaux et les collectivités locales. Les premiers travaux viennent de débuter. Contrairement à beaucoup d’autres projets en France (Marseille, Lyon…), il ne s’agit pas d’une restructuration de bâtiment mais d’une création propre. « C’est le premier aérogare low cost de la nouvelle génération construit en France », se félicite Pascal Personne.

Objectif : gagner deux millions de passagers d’ici 2016
Géographiquement, l’aérogare sera situé dans le prolongement du hall B. Sa mise en service est prévue en mai 2010. L’objectif est de gagner deux millions de passagers d’ici 2016. « A Marseille, dès la première année, l’aéroport a gagné 800 000 visiteurs supplémentaires grâce à son terminal low cost », rappelle Pascal Personne. Quasi inexistant en 2004, le low-cost représente aujourd’hui environ 15 % du trafic de l’aéroport (500 000 passagers) de Bordeaux-Mérignac. A l’horizon 2017, il devrait représenter 40% du trafic de l’aéroport. En fait, « les compagnies low cost sont aujourd’hui presque les seules à prendre des risques et à créer de nouvelles lignes, ce qui génère du trafic », explique-t-il.

De nouvelles liaisons à destination de l’étranger espérées
Ainsi, l’aéroport de Bordeaux espère que de nouveaux vols, à destination du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Scandinavie ou encore de l’Espagne vont voir le jour.
Bordeaux n’est pas un cas isolé. Ces dernières années, Marseille et Lyon ont mis en place un aérogare low cost. Peu à peu, le pays, handicapé par d’importances taxes aéroportuaires, comble ainsi son retard dans secteur. En 2007, les compagnies «low cost» n’atteignaient en France que 15,7% du trafic des aéroports, alors qu’elles représentaient près de 1 vol régulier sur 4 en Europe… Selon le Conseil national du tourisme, la clientèle «low cost» représente, par an, 8 millions de touristes étrangers venant visiter la France. Ils dépenseraient durant leurs séjours environ 4 milliards d’euros. Dans le Périgord, par exemple, les touristes voyageant en «low cost», notamment les Anglais, rapporteraient 73 millions d’euros par an pour la seule ville de Bergerac en Dordogne. Bordeaux et sa région peuvent donc légitimement attendre de leur aérogare d’importantes retombées économiques.


Nicolas César

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