JO 2024 : les camps de préparation dévoilés, Libourne sélectionnée


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Publication PUBLIÉ LE 06/10/2020 PAR Romain Béteille

L’info officielle est tombée ce lundi : 619 sites ont été retenus comme centres de préparation en France Métropolitaine et Outre-Mer pour accueillir les athlètes en entraînement en vue des épreuves des Jeux Olympiques 2024, qui se tiendront à Paris. 95 départements (sur 101) sont représentés. Au niveau de la région Nouvelle-Aquitaine, on en dénombre 50 : tir à l’arc, rugby ou handball à Agen ; judo ou ping-pong à Villeneuve-sur-Lot ; basket, badminton ou escrime dans les Landes… De très nombreuses disciplines sont inscrites en olympique ou paralympique au sein de cette sélection officielle. 

En Gironde, ils sont douze à avoir été retenus. Quatre sont à Bordeaux (le vélodrome de Bordeaux Lac pour le cyclisme, les salles André-Labatut et Guy Laupiès pour l’escrime et la salle Batany pour le hockey sur gazon), deux à Talence (le complexe sportif de Thouars pour l’athlétisme, l’escrime, la natation et le CREPS pour le badminton, le basket, le beach volley, le BMX, l’escrime, le handball, le judo, le pentathlon, le rugby à 7, le tennis de table, le tir à l’arc et le volleyball) et deux à Pessac (l’Université de Bordeaux-Pessac pour le rugby à 7 et le complexe sportif Bellegrave pour le handball). Les quatre autres sont répartis entre Saint-Médard-en-Jalles (le complexe sportif Robert Monceau pour l’haltérophilie), Mérignac (gymnastique artistique, hockey sur gazon), Lormont (Maison des sports des Iris pour le judo) et Libourne pour trois disciplines : l’aviron, le canoë-kayak en sprint et le tir sur cibles.

Libourne JO 2024

Libourne sur les rangs

Ce mardi, au lendemain de la nouvelle, l’adjoint au sport de la commune, Jean-Louis Arcaraz, et les trois présidents des clubs locaux de ces disciplines ne cachaient pas leur joie. “C’est une très bonne nouvelle pour Libourne, le territoire et l’ensemble des habitants. C’est un travail qui a été fait en amont depuis plusieurs années. On a fait jouer nos atouts, puisqu’on fait partie des sites retenus sans travaux nécessaires”, affirme l’adjoint. La commune fait aussi partie des collectivités retenues à la labellisation “Terre de Jeux 2024”. “Ça veut dire que dès l’an prochain, on organisera des animations. Le nouveau complexe aquatique devrait voir le jour en mars. Tous les voyants sont au vert pour que ça se passe bien”, ajoute l’adjoint.

Le Pôle Nautique de Libourne (d’une quarantaine d’hectares), dispose d’un stade nautique (le plan d’eau des Dagueys) où s’entraînent déjà des équipes nationales d’aviron (on pense à la Suisse, qui vient depuis plusieurs années, ou à l’équipe de France, qui avait récupéré deux médailles d’or et de Bronze à Rio en 2016). Le club d’aviron libournais, né en 1876, compte aujourd’hui 230 licenciés de 11 à plus de 70 ans. Pour Xavier Buffo, président du club, “tout le monde s’accapare cette nouvelle”. Le club de canoë-kayak, lui, a dix ans et 85 licenciés. Parmi eux, une jeune championne de 19 ans, Marie Huguet, qui espère bien faire partie de la sélection pour les prochains jeux. “C’est une occasion de faire connaître ce bassin au niveau international, ça pourra aussi avoir des retombées pour le club”, glisse son responsable, Ronan Tastard. Quant au tir sportif, s’il est moins connu que les autres, il figure en dixième position des clubs français en termes de résultats sportifs. “On a déjà été présents plusieurs fois aux JO. À Pékin, à Athènes et à Londres. Aujourd’hui, on a environ 70 jeunes, six sont au sein du collectif français ou à ses portes. Deux ont envie de participer aux JO de 2024, dont un junior qui est actuellement en première année. Nous espérons concrétiser et qu’on choisisse notre ville”, termine Gérard Lopez, président du club de tir sportif qui, en 2018, comptait 424 licenciés.

Avant de voir l’horizon de 2024, l’actualité sportive est déjà chargée pour Libourne : la commune accueillera le master mondial d’aviron en septembre 2022, est déjà présélectionnée pour accueillir une équipe en entraînement à l’occasion de la coupe du monde de rugby de 2023 et est candidate pour accueillir une arrivée d’étape du Tour de France (Bordeaux et Saint-Émilion sont aussi candidates). “Chaque année, la ville sera reconnue au niveau mondial. Je mène cette politique depuis des années pour que Libourne puisse être aussi une ville d’accueil de très haut niveau, parce que nous avons les structures qui le permettent”. La prochaine étape devrait arriver après les JO de Tokyo : à l’automne 2021, il sera temps pour les pays participants de choisir leurs structures d’entraînement. Et de savoir, pour Libourne et les 49 autres sites néo-aquitains, s’ils font partie des heureux élus.

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