En Dordogne, les pouvoirs publics se mobilisent contre la canicule


Claude Hélène Yvard
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Publication PUBLIÉ LE 03/08/2018 PAR Claude-Hélène Yvard

La préfecture de la Dordogne a déclenché hier après-midi, le niveau 3 du plan canicule, qui renforce la prévention, surtout vis à vis des plus fragiles . Des températures supérieures à 38°c le jour et à 20 °c la nuit, sont attendues jusqu’à mardi. Les pouvoirs publics veulent éviter une nouvelle catastrophe sanitaire, comme celles de 2003. Hier, le conseil départemental, en charge des personnes âgées et de la solidarité, présentait ses mesures pour anticiper et gérer l’impact sanitaire des fortes chaleurs. Deux types de publics sont particulièrement visés : les enfants et les personnes âgées et/ou handicapées. Exemple, l’association Cassiopéa, qui suit 6000 personnes en Dordogne avec son service de télé assistance, a renforcé son dispositif et déclenché sa cellule prévention  depuis le 1er août. Ses opératrices appellent tous les adhérents pour rappeler les mesures à prendre en cas de fortes chaleurs, boire, se mouiller la peau, rester dans une pièce fraiche, ne pas sortir aux heures les plus chaudes. ” Notre rôle est de s’assurer que tout va bien, à l’aide d’un petit questionnaire, de formuler des conseils. En cas de doute, nous pouvons faire appel à nos collègues de la cellule d’urgence ou faire appel à un proche, explique Violaine Marchand, une des opératrices. Ces appels systèmatiques complètent les réponses aux alertes lancées par les médaillons de téléalarme des adhérents. “15 % de nos adhérents, sont considérés très fragilisés par cet épisode de forte chaleur et 70 % plus moyennement touchés, explique le docteur Frédéric Woné, président de l’association. 

Le plan bleu dans les maisons de retraite

Dans les Ehpad, le plan bleu a été déclenché depuis le 1er août, en plus de la veille saisonnière débutée le 1er juin. Exemple au sein de l’Ehpad Jean-Gallet, à Coulounieix Chamiers, un établissement  avec 44 résidents  est passé en mode canicule. La priorité est donnée à l’hydratation, car le risque de ne pas boire pour une personne âgée est un risque létal. “C’est très complique de faire boire une personne âgée dépendante qui n’en a pas forcément envie et qui n’en éprouve pas le besoin, explique Dominique Lavaud, infirmière coordinatrice. Les résidents sont classés en trois catégories : ceux qui peuvent suivre la consigne de boire sans difficuté, ceux qu’il faut stimuler et assister et ceux qui sont incapables de boire seul, car ils souffrent de troubles de la déglutition. “Faire boire une personne peut prendre jusqu’à vingt minutes. Nous sollicitons les résidents à aller le plus souvent dans la salle à manger qui est ciimatisée, contrairement aux chambres, poursuit Dominique Lavaud.  Ces mesures et le déclenchement du plan bleu demandent un vrai travail d’accompagnement et de passer plus de temps auprès des personnnes âgées, surtout qu’à L’Ehphad Jean Gallet, la moyenne d’âge atteint 92 ans et la grande dépendance est de plus en plus fréquente. La mise en place du plan bleu a réveillé les revendications des membres du personnel qui dénoncent un manque d’effectifs pour mieux prendre en charge le grand âge. “L’établissement emploie 32 personnes équivalent temps plein, en semaine, il y a 4 personnes le matin, et 3 l’après midi, moins les week end. Il faudrait une personne de plus par service,” indique les représentants du personnel FO et CGT. 

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