Des joggings aux costumes et tailleurs: le sport nouveau tremplin d’insertion


Anna Bonnemasou Carrere
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Publication PUBLIÉ LE 21/06/2019 PAR Anna Bonnemasou

L’ambition de l’Agence Pour l’Education par Le Sport (APELS) est de capter les jeunes sans passer par les intermédiaires classiques, explique le coordinateur du projet Abd Rchouk. Cette “nouvelle” voie ce sont les dojos, les stades d’athlétisme, les frontons, les terrains de foot, les salles de boxes: les structures sportives. Ces associations sont de véritables viviers de jeunes, méritants et motivés, mais qui, parfois, ont délaissé les bancs de l’école. Les volontaires du dispositif “Déclic sportif” ont entre 18 et 35 ans et sont adhérents des clubs démarchés par l’APELS. Ces sportifs s’engagent à suivre une formation en deux temps. Le programme débute par une formation à l’issue de laquelle des entretiens avec les entreprises partenaires sont organisés. Des entrevues qui enregistrent 95% de réussite et débouchent sur une immersion dans le monde professionnel. Les jeunes sont accueillis dans les organismes en contrat professionnels de 12 à 18 mois. Un programme qui en 5 ans d’existence affiche 80 % de sorties positives (embauche en CDI ou CDD, ou de réorientation professionnelle) sur les 355 participants. La preuve que “le sport ça aide vraiment” appuie Abd Rchouk de l’APELS. Plus qu’une voie d’insertion professionnelle le programme “Déclic sportif” se veut un véritable outil de sourcing pour les entreprises. 

Les coachs d’insertion par le sport lauréats du prix PIC 2019

Après le succès de son premier programme l’APELS va plus loin encore et souhaite créer un nouveau métier: le coach d’insertion par le sport. Le projet, validé le 19 juin par le ministère du travail, est de recruter des éducateurs sportifs qui à l’issue d’une formation pourront s’occuper de dix jeunes dans le cadre d’un parcours “d’employabilité” qui durera entre 3 à 6 mois. Un dessein ambitieux fondé sur l’idée que les éducateurs sportifs sont bien souvent plus qu’un simple entraîneur. C’est une présence rassurante qui connaît les parcours de vie des jeunes et leurs difficultés. Une personne de confiance qui inculque des valeurs fortes. Et ce sont ces même valeurs qui font de ces jeunes des atouts pour les entreprises partenaires. A une époque où faire carrière dans une société sous-entend diplômes et culture du chacun pour soi ce nouveau programme d’insertion vient redistribuer les cartes et changer les codes du recrutement. “On a trois ans pour prouver que c’est réalisable” lance Abd Rchouk qui met au défi les entreprises girondines de se lancer dans l’aventure avec l’APELS.

 Un bilan positif et des projets

Si ses programmes sont encore jeunes, voir très jeune pour le “Coach d’insertion par le sport” cela fait plus de 23 ans que l’APELS détecte les associations sportives pouvant être voie d’insertion. Un travail de longue haleine qui porte ses fruits, et que le Crédit Agricole Nouvelle-Aquitaine, une des premières entreprises partenaires du projet a salué, à travers son directeur des ressources humaines, Edouard Befve. “Il faut que d’autres entreprises s’intéressent à ces dispositifs” encourage-t-il. Actuellement, elles sont une vingtaine à accueillir ces jeunes en immersion. Un chiffre que l’APELS espère voir grossir jusqu’à implanter une antenne de l’Agence sur Bordeaux. “Ça prendra du temps mais on est sportif, on ira jusqu’au bout” ponctue Abd Rchouck

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