A la rencontre des nouveaux maires de la CUB: épisode 2, les toutes premières mesures


Ville de Mérignac
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Publication PUBLIÉ LE 07/08/2014 PAR Mathieu Presseq

Pour le nouveau maire UMP de Pessac, Franck Raynal, la première mesure a été de promulguer la création de quatre secteurs avec des maires adjoints et des mairies annexes de secteurs afin de « rapprocher l’échelon politique de l’ensemble des citoyens et des associations ». Quatre secteurs ayant un poids démographique à peu près équivalent, aux alentours de 15.000 habitants pour chacun. Pour ces quatre nouveaux adjoints de secteurs, la parité sera de mise : deux femmes, deux hommes.

Proximité et transparenceAnne-Lise Jacquet, maire d'Artigues-près-Bordeaux.« La composition traditionnelle des mairies c’est un maire et des adjoints thématiques, ce qui est nécessaire. Mais dès lors qu’on arrive à une certaine taille de population et à une telle superficie comme à Pessac, c’est intéressant de ne pas avoir juste cet interlocuteur thématisé, en charge juste d’un sujet. Le maire doit bien sûr avoir cette plénitude de vision de l’ensemble de la coordination mais il est intéressant qu’il puisse être relayé par des maires adjoints de secteurs qui ont cette même vision mais à un niveau plus restreint », explique le maire de Pessac.

Des premières actions ayant souvent pour cadre la municipalité elle-même, c’est aussi le cas chez le maire ex-MoDem de Saint-Médard-en-Jalles, Jacques Mangon. « La première mesure que j’ai prise, immédiatement, c’est de rendre les conseils municipaux accessibles sur Internet. C’est un dû vis-à-vis des citoyens, qui peuvent suivre les débats sans se déplacer », assure-t-il. De même, le nouvel édile socialiste de Mérignac, Alain Anziani, a consacré ses premiers jours de mandat à rencontrer les employés de la mairie. Dans un registre différent, Anne-Lise Jacquet, la nouvelle élue centriste d’Artigues-près-Bordeaux, a choisi, elle, pour sa première mesure, d’embellir sa ville, en rendant la place du centre Bourg plus propre et plus fleurie.

Revenir sur les projets des prédécesseursSeul le centriste Alain Turby, à la tête de Carbon-Blanc, s’est distingué de ces actions très symboliques par une décision plus technique : « on a commandé un audit financier dès notre premier jour de mandat, pour faire un état des lieux de notre situation financière ». Une mesure prise également peu de temps plus tard par Franck Raynal et Anne-Lise Jacquet, qui obtiendront tous deux les résultats de cet audit à la rentrée. Ces premiers mois auront aussi été l’occasion pour ces nouveaux maires de découdre certains projets initiés par leurs prédécesseurs. Pour Franck Raynal, l’abandon du projet de parc animalier et botanique Save, financièrement « abracadabrantesque » selon lui, qui permettrait à la ville de Pessac de récupérer 7 millions d’euros. Pour Alain Turby, la mise en stand-by du projet Château Brignon, dédié à la bande dessinée, un « excellent projet » selon lui mais beaucoup trop coûteux et ambitieux, en plus d’être exposé à la concurrence, à seulement quelques 100 km, du célèbre festival d’Angoulême.

Alain Turby, maire de Carbon-Blanc.Maire, un métier de terrainAlain Anziani a choisi, lui, de mettre en valeur l’environnement de sa ville, en végétalisant la place du centre-ville, jugée trop minérale par beaucoup d’habitants, avec des bacs à arbres. Jacques Mangon s’est attaqué, quant à lui, au dossier de la gestion des déchets. « Depuis quelques années, l’enlèvement des déchets verts des particuliers était devenu payant et ça pénalisait beaucoup les personnes âgées et isolées, qui s’en plaignaient beaucoup. Donc on a rendu ça gratuit, ce qui était une promesse de campagne ». Mais tous les nouveaux élus s’accorderont sur un point : ces premiers mois auront été l’occasion de partir à la rencontre de leurs administrés.

Comme le rappelle Franck Raynal, « être maire, c’est la fonction politique de terrain par excellence ». Jacques Mangon assure que les premières rencontres avec les Saint-Médardais ont été très chaleureuses. « Je crois même qu’une partie de ceux qui n’ont pas voté pour nous n’étaient au fond pas si mécontents que ça que ça change un peu, qu’on trouble un peu le ronron de l’équipe précédente ». Enfin, Alain Anziani confie passer tous les samedis matins sur le marché du centre-ville de Mérignac : « en fait, c’est là ma véritable permanence, pas dans les bureaux ».

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