Le musée des Beaux-Arts prend vie


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Publication PUBLIÉ LE 27/07/2017 PAR Carole Le Goff

Du 30 juin au 7 janvier 2018 le musée s’empare du thème du paysage pour le sublimer à travers une exposition spécialement conçue pour la saison. L’occasion de ressortir les œuvres trop longtemps oubiées des placards pour les mettre aux murs, au vu et au su de tous les visiteurs. Le Musée d’art contemporain de Bordeaux a également mis la main à la pâte pour la réalisation de cette exposition, en prêtant une dizaine d’oeuvres au Musée des Beaux-Arts.

Le paysage à la mode

Cette exposition s’inscrit aussi dans une consécration du thème du paysage partout en France, à commencer par Fontainebleau, mais aussi le Quai d’Orsay, les « grands » de l’art, qui souhaitent rouvrir la beauté des paysages à la mémoire des touristes. Si aujourd’hui Bordeaux se met au pas sur cet empressement à rendre grâce aux paysages c’est également en référence à la LGV qui fait son apparition en ville, et qui en modifie la structure du paysage urbain.

Pour cette saison, l’exposition abordera différents types de paysages, souligne Sophie Barthélémy, directrice du musée « On s’est amusé à décliner différents thèmes et motifs paysagés : les ports, les scènes de tempêtes, les marines, les nocturnes, les paysages urbains et industriels, les paysages pastoraux, les ruines ». Des tableaux, pour la plupart, qui se répondent par l’installation créée pour l’occasion. Les œuvres ne sont plus rangées par siècle ou par artiste, mais par thème, ainsi elles communiquent. Dès lors, les paysages noctures figurent à côté des paysages nocturnes afin que le visiteur puisse confronter les différences, dans le temps ou bien encore dans la technique des œuvres exposées.

Une composition vivante

Des paysages ravivés par Franck Tallon, directeur artistique à Bordeaux. Il approche lui aussi le thème du paysage, mais dans une représentation corporelle ou théatrale. En témoigne la structure qui accueille les spectateurs dès leurs premiers pas sur le site du Musée des Beaux-Arts. On est spontanément attiré par cette composition qui se balance au gré du vent, qui prend vie. Les visiteurs constateront, avec stupéfaction peut-être, que les bâches se focalisent sur un détail précis des œuvres exposées à l’intérieur des lieux. 24 faces, 12 recto-verso prennent ainsi forme, ouvrant une allée au visiteur qui l’invite à entrer et à jouer avec les œuvres.

Si le musée prend des allures de scène de théâtre, Erik Samakh, artiste contemporain, n’est pas pour rien dans cette scénographie, puisqu’il fait office de metteur en scène. En effet, les deux ailes sont animées par des sons, des bruitages, enregistrés par ses soins, et diffusés à l’aide de hauts parleurs intégrés dans des troncs d’arbre « Ces totems deviennent la membrane du haut parleur, ce qui crée une mémoire sonore qui nous fait voyager, au Cameroun, à Chambord, dans les Hautes-Alpes et dans le Midi-Pyrénées » ; les lieux dans lesquels il a eu l’occasion d’enregistrer ces bandes sonores. Durant la visite, votre oreille sera ainsi séduite par le bruit des oiseaux, d’un paon, ou simplement du vent. Mais ce qui rend cette oeuvre aussi particulière, est que, pour une fois, le public, sera autorisé à la toucher, à participer ; poser son oreille contre le bois afin de sentir les sons et toutes les vibrations.

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