NKM veut rassurer les collectivités locales sur le sort de la LGV au sud de Bordeaux mais est interpellée sur la notion de “coup parti”


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Publication PUBLIÉ LE 02/01/2012 PAR Solène MÉRIC

Le 15 décembre dernier, les propos de la Ministre des Transports sur la hiérarchisation des projets LGV avaient fortement inquiété les élus locaux. Certains comme les Présidents du Conseil général des Pyrénées- Atlantiques et du Conseil régional de Midi-Pyrénées allant jusqu’à menacer de retirer leur financement à la LGV Tours-Bordeaux si les autres lignes du projet GPSO devaient être abandonnés.Dans son interview au quotidien régional, si elle confirme qu’ « on ne pourra pas à la fois assumer les lourds travaux de rénovation en cours et lancer simultanément tous les projets », elle assure également que l’ensemble du projet GPSO « est un coup parti » sur lequel « la parole de l’Etat ne sera pas remise en cause ».

“Nous tiendrons les délais”
« Il y a un calendrier précis qui fait l’objet d’un protocole. Il concerne le financement des tronçons Tours-Bordeaux, mais aussi Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges. Pour la liaison Bordeaux-Espagne, comme pour Bordeaux-Toulouse, nous avons un engagement de mise à l’enquête publique courant 2013, avec une déclaration d’utilité publique (DUP) en 2014. Pour Poitiers-Limoges, on est engagés sur une enquête publique en 2012, pour une DUP en 2013 » affirme-t-elle.Elle complète : « Le préfet me remettra début janvier les projets de tracés pour les deux lignes, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye. Je les attends pour leur instruction à l’échelon central. Nous tiendrons les délais. »
Quant à la création de l’Observatoire indépendant des trafics qui pourrait éventuellement retarder la construction de la ligne Bayonne-Hendaye, Nathalie Kosciusko-Morizet, elle y voit ici la traduction d’un « nouveau mode de gouvernance », « en concertation avec les habitants », mais aussi une façon de trouver des co-financements… « On ne fera pas une LGV sans l’accord des élus » insiste-t-elle.Un cofinancement auquel elle invite d’ores et déjà les collectivités locales, précisant que malgré la recherche d’un maximum de de financements privés « la part restante devra être financée à parité entre l’État et les collectivités. Si elles n’étaient pas au rendez-vous, sur une branche ou sur une autre, il faudra bien alors ajuster les calendriers de réalisation. » Elle prévient en effet que l’aide exceptionnelle apportée par l’Etat, sur la ligne Tours- Bordeaux, pour combler le manque de 280 M€ à l’issue du tour de table des collectivités locales « ne pourra pas se reproduire ». 

Le Cercle de Burrunz réagit à la notion de “coup parti”

De son côté, le Cercle de Burrunz n’a pas tardé à réagir aux propos de la ministre en critiquant la distinction qu’elle établit entre “les coups partis”, c’est àdire les projets ferroviaires qui ne seront pas remis en cause, parmi lequels elle inclut le GPSO et les autres projets qui feront l’objet d’une évaluation économique puis d’une hiérarchisation. A partir de quand “un coup est-il considéré comme “parti” s’interroge le Cercle? Le fait qu’un “coup” soit “parti” justifie-t-il qu’on n’évalue pas son utilité économique? S’il s’agit d’un  mauvais “coup”, n’est-il pas de la responsabilité d’un gouvernement de l’arrêter? Pour le Cercle de Burrunz, ce mode de gestion erratique n’est pas à la hauteur d’une politique d’équipement digne de ce nom, qui doit concilier une vision des contraintes évolutives, notamment économiques et financières.

L’association voit dans cette volte-face le signe de l’embarras du gouvernement sur le dossier. Et son porte-parole, Jean-Philippe Larramendy apporte, à ce sujet, le témoignage suivant: ” nous savons, suite à nos nombreux rendez-vous dans les différents cabinets ministériels, que le projet est loin de faire l’unanimité au sein du gouvernement, notamment pour des questions financières. Cette nouvelle volte-face, à quelques mois des élections, n’est qu’une nouvelle péripétie qui permet au gouvernement de calmer le jeu en attendant les arbitrages de la prochaine équipe.”

Solène Méric

Georges Labazée, président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques a fait savoir dans un communiqué ce 2 janvier qu’il ” attendait une réponse officielle du premier ministre, garant de l’unité et de la cohérence du gouvernement récemment sollicité sur ce dossier”.

 

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