La LGV Tours-Bordeaux ne sera pas là avant fin 2016


Caisse des dépôts
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Publication PUBLIÉ LE 11/03/2011 PAR Nicolas César

“Tout retard sur le financement désormais aura des conséquences sur la mise en place de la ligne”, déclarait Dominique Bussereau le 20 novembre 2008 lors d’une réunion à Bordeaux avec les représentants de 55 collectivités territoriales d’Aquitaine, de Midi-Pyrénées, de Poitou-Charentes, du Limousin, du Centre et du Languedoc-Roussillon, sur la ligne ferroviaire à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA). Or, aujourd’hui, le 11 mars, Réseau Ferré de France (RFF) n’a toujours pas finaliser le contrat de concession avec le groupement Liséa, conduit par Vinci. Quant au financement de la LGV Tours-Bordeaux, il n’y a pas encore d’accord définitif. “L’Etat a confirmé sa participation, via l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), à hauteur de 1,5 milliard d’euro”, et appelle désormais les collectivités à confirmer leur participation “dans les tous prochains jours, afin de signer la convention de financement dans les meilleurs délais”. A l’évidence, la crise budgétaire de l’Etat et surtout la réforme des collectivités territoriales pèse lourdement aujourd’hui sur ce grand projet. Les collectivités, notamment le Conseil général manquent de visibilité pour s’engager sur de telles sommes.

La réforme des collectivités territoriales, un frein à la LGV ?
Pour rappel, les collectivités publiques (Etat et collectivités locales) et l’Union européenne doivent assurer 44,6% du financement tandis que le reste doit provenir de RFF (26,3%) et du concessionnaire (29,1%). Aujourd’hui, il manque encore 268 millions d’euros. La socialiste Ségolène Royal refuse de financer sa part (103 millions d’euros), tandis que des incertitudes pèsent sur l’investissement du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, pourtant à droite. La situation est telle qu’Alain Rousset, le président de la Région Aquitaine s’inquiète d’une remise en cause du projet. Par ailleurs, en contrepartie de la construction et de l’exploitation de la ligne pendant 50 ans, le concessionnaire “percevra les recettes de péages générées par la circulation des trains ainsi qu’une subvention d’équilibre versée par l’Etat, les collectivités territoriales partenaires et RFF”, indique le ministère. Pour mémoire, le coût du tronçon Tours-Bordeaux est estimé à 6,7 milliards d’euros (aux conditions économiques de 2009), dont près de 3 milliards devraient provenir de l’Etat et des collectivités territoriales. Ces 302 km de ligne nouvelle doivent mettre Bordeaux à 02H05 de Paris, soit un gain de 50 minutes.

Nicolas César

Crédit photo : Caisse des dépôts

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