La CCIR d’Aquitaine, entre bilan et perspectives


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Publication PUBLIÉ LE 26/01/2012 PAR Solène MÉRIC

Pour le troisième semestre consécutif, les entreprises aquitaines sont de plus en plus nombreuses à constater une hausse de leur chiffre d’affaire. Le bilan est donc plutôt bon, un bémol tout de même : des disparités parfois fortes existent entre les secteurs et les départements. Si la dynamique est positive du côté des services et de l’industrie, elle évolue peu dans le secteur du bâtiment.
Du côté des territoires, la Dordogne fait face à une situation de plus en plus délicate, là où le Président de la CCIR souligne « la bonne tenue » de l’économie landaise, et ce, malgré les difficultés du secteur forestier. Pour autant, depuis 2010, les entreprises font face à une nette détérioration de leurs marges et le manque de confiance en l’avenir se fait de plus en plus sentir. Une crainte d’autant plus renforcée qu’une partie des chefs d’entreprises, « même si ça n’est pas encore significatif » précise Laurent Courbu, constate un accès au crédit « plus compliqué ». Autre élément « qui n’est pas bon du tout », selon le Président de la CCIR : la période pré-électorale qui crée, et particulièrement dans le secteur de l’immobilier, un attentisme préjudiciable aux entreprises.

Développer l’export vers les marchés émergents
L’attentisme en tout cas, ce n’est pas ce qui guette la CCI International,qui, créée en fin d’année dernière, a pour objectif de développer l’export des entreprises d’Aquitaine. En effet, sur l’export, Laurent Courbu le reconnaît « la tendance n’est pas bonne mais on connaît nos points faibles. Il y a d’abord un problème de taille, les entreprises qui exportent ont un chiffre d’affaire moyen de 1 à 2 M€, ça nous met dans les dix dernières régions françaises. » La seconde faiblesse tient en la destination des exportations : « ses entreprises travaillent principalement sur des marchés de proximité et notamment l’Espagne et le Portugal… Vu le contexte, il y a de quoi s’inquiéter.» L’objectif est donc « d’encadrer et de trouver les financements » pour pouvoir rassurer et développer l’exportation chez les entreprises de taille plus petite, mais aussi « d’être plus présents sur les marchés émergeants ». Comment ? «En travaillant avec les réseaux pertinents, comme ceux de la CCI de Bordeaux qui a réussi à se faire ouvrir des portes en Chine ou encore la CCI du Lot-et-Garonne qui est historiquement proche du Maghreb ». Au total, la CCI International a identifié 22 missions sur l’année 2012 qui vont toucher à peu près tous les secteurs, «avec une priorité sur l’agroalimentaire dans le cadre d’un partenariat avec la région Aquitaine », annonce Laurent Courbu.
Enfin, le 9 février à Bayonne, en guise de premier rendez-vous de l’année, les CCI d’Aquitaine se mobilisent au côté des acteurs économiques espagnols pour que Bordeaux ne soit pas « le terminus de la LGV ». « On sait qu’il y aura des difficultés financières mais l’enveloppe européenne pour la nouvelle ligne entre Dax et Vittoria est déjà accordée, et si elle n’est pas consommée d’ici 2030, si on attend d’observer une saturation qui est déjà là, cette enveloppe ira à d’autres ! » s’exaspère-t-il. « Si la LGV s’arrête à Bordeaux, alors on reste au « tout camion » c’est intolérable parce que ça revient à condamner le développement économique et la qualité de vie de l’Aquitaine ! »

Photo: Aqui.fr

Solène Méric

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