« L’Aquitaine doit agir au plus vite contre la prolifération du frelon asiatique »


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Publication PUBLIÉ LE 02/10/2007 PAR Nicolas César

La population grandit un peu plus chaque année. Rien qu’en Dordogne, on dénombre 400 signalements attestant la présence du frelon asiatique (Vespa velutina). Il est très facile à reconnaître. Sa couleur dominante est le noir ( le frelon européen est jaune ) avec un anneau jaune sur l’abdomen. Sa concentration et son expansion sont telles qu’il est aujourd’hui installé dans la plupart des zones urbaines et semi-urbaines de la région, souligne Jacques Blot, chercheur, docteur et écologue de formation. Selon lui, si l’on ne parvient pas à endiguer sa progression, le frelon asiatique envahira d’ici deux à trois ans les zones rurales. « Il pourrait ainsi s’attaquer aux raisins, notamment dans le Sauternais », ajoute t-il. Les producteurs d’arbres fruitiers sont également menacés.

Cinq frelons pour détruire une ruche
Pour les apiculteurs, c’est déjà une véritable catastrophe. Il suffit seulement de cinq frelons asiatiques devant une ruche pour la détruire. Le frelon attaque l’abeille en plein vol, ce qui stoppe la ponte de la reine et décime petit à petit la population de la ruche. A cela s’ajoute un autre problème, celui de la sécurité des Aquitains. La plupart des nids sont inaccessibles et il suffit d’un coup de vent pour les faire tomber… Les piqures peuvent être très graves. Suite à des attaques, un pompier, pourtant équipé d’une combinaison en PVC, s’est ainsi retrouvé dans le coma et a dû être hospitalisé d’urgence. Trois personnes ont déjà été gravement blessées dans la région. « Si rien n’est fait cette année, plus rien ne sera contrôlable » avertit Jacques Blot. Car pour l’heure, aucune structure n’a été mise en place pour tuer les nids de frelon asiatique. Des systèmes pour le piéger sont encore à l’étude, mais rien n’est encore opérationnel. « En 2008, on devrait mettre en place quelque chose » assure Jacques Blot. On sait notamment que le frelon est friand de crustacés. Mais avant cela, il va rendre son rapport sur l’impact du frelon asiatique dans la région, pour fin novembre au plus tard. Ilva y demander la mise en place d’un système de surveillance et de destruction du frelon asiatique. La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics. De leur réactivité dépend l’avenir des apiculteurs en Aquitaine.

Nicolas César 



A noter :

Jacques Blot recherche des témoignages. Vous pouvez le contacter au06.30.13.87.27

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