Semaine de l’industrie : le bassin haut-Béarnais recrute


Région Aquitaine
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Temps de lecture 1 min Nombre de vues

Publication PUBLIÉ LE 21/03/2013 PAR Olivier Darrioumerle

Le Lycée professionnel Guynemer à Oloron est au début de la chaîne. Et il souffre du manque d’attractivité des carrières industrielles. Les lycées relèvent de la compétence de la Région qui voudrait jouer un rôle plus important dans l’orientation des jeunes aquitains. Christine Veyssy, en charge de la formation professionnelle au Conseil régional a réuni, mardi dernier, autour d’une table, le monde de l’entreprise et celui de la formation, avec le lycée, le centre d’orientation et le pôle emploi qui doit aussi intégrer les chômeurs dans la boucle. « Nous avons bon espoir que l’acte 3 de la décentralisation confie l’orientation aux Régions et pas seulement à l’Education nationale. Nous sommes sur le terrain et nous savons comment les territoires respirent. »

Les métiers de l’industrie ont une mauvaise image. Ils ne séduisent pas les jeunes et encore moins leurs parents. Les dix grands groupes adossés aux Pyrénées cherchent de nouvelles compétences, pour l’instant, difficiles à trouver. Bruno Eymard, directeur de l’établissement Messier à Bidos, se plaignait il y a peu de la carence de techniciens compétents. « Messier n’a pas vocation à grossir son activité, mais globalement nous allons créer des compétences nouvelles. Le problème c’est qu’il il y a de moins en moins de jeunes formés à ces nouvelles compétences… »

Le maire d’Oloron, Bernard Uthurry, confiait de son coté que plusieurs centaines d’emplois seraient à pourvoir dans l’avenir pour pallier le flux des départs. « Les emplois produits dans l’industrie haut béarnaise ne sont pas des emplois de second rang. Ce ne sont pas des métiers par défaut, mais des métiers de l’excellence. L’usine ce n’est plus Emile Zola ! Et un jeune peut se faire un bon salaire.» Reste à convaincre les parents que la filière professionnelle n’a rien à envier à la filière du bac général. Christine Veyssy mise beaucoup sur la loi de refondation de l’école. « La revalorisation de l’enseignement professionnel passe par le contact avec l’entreprise dès la 6ème pour que les jeunes soient conscients de la réalité du monde du travail. »

Partagez l'article !
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Laissez vos commentaires
On en parle ! Pyrénées-Atlantiques À lire ! ÉCONOMIE > Nos derniers articles