Marie-Christine Labourdette directrice des Musées de France


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Publication PUBLIÉ LE 12/07/2008 PAR Joël AUBERT

La nouvelle directrice des Musées de France a suivi depuis vingt ans et sa sortie de l’Ecole Nationale d’administration, promotion Michel de Montaigne, une trajectoire marquée par la diversité, l’ouverture et un sens du service public qui lui valent, aujourd’hui, à quarante sept ans, d’accéder à l’un des plus beaux postes de l’administration française.
La jeune élève de l’ENA, rencontrée à la faveur d’un stage au journal Sud Ouest, manifestait, déjà, une curiosité exigeante. Elle découvraitun univers, celui de la presse quotidienne régionale qui l’intéressait d’autant plus vivement que ses racines familiales plongeaient en Béarn, à Sauveterre. Jean-François Lemoîne, le président du grand quotidien bordelais, lui confia le soin de jeter un œil neuf sur une entreprise et un journal qui venait de connaître sa première révolution éditoriale et graphique.

Administratrice de la ville de Paris, à un moment où Bruno Racine accédait à la direction générale des Affaires Culturelles, Marie-Christine Labourdette était appelée par le même Bruno Racine, actuel président de la Bibliothèque Nationale, au secrétariat général de l’Académie de Franceà Rome. De 1999 à 2003, dans le cadre enchanteur de la Villa Médicis, la nouvelle directrice des Musées de France, contribua au rayonnement de l’Académie et à son ouverture aux jeunes artistes ayant le privilège de venir ytravailler en résidence. Directrice des affaires Culturelles de la région Bourgogne, de 2003 jusqu’à sa nomination au ministère en 2007, Marie Christine Labourdette se faisait un devoir d’être très présente sur le terrain dans une région au très riche patrimoine. Elle a pu y prendre la dimension d’une partie des défis qui l’attendent à un moment où, partout, les budgets de la culture sont revus à la baisse ; elle aura notamment à répondre à celui de « l’internationalisation » : on pense, ici, au « Louvre » d’Abu Dhabi, une opération dont le bénéfice attendu est de 700 millions d’euros mais dont la mise en œuvre a suscité, depuis deux ans, de nombreuses polémiques. Marie-Christine Labourdette qui a su, au fil de ses postes et de ses rencontres, tisser aux côtés de son époux Jean-Luc Soulé, président du festival du Périgord Noir, un réseau de relations très dense, aura à cœur d’accompagner, au plus près de leur histoire et de leur identité,la mutation de l’une des vitrines les plus enviées de la politique culturelle française.

J.A

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