En Aquitaine le Bio de demain se réfléchit aujourd’hui


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Publication PUBLIÉ LE 17/01/2013 PAR Olivier Darrioumerle

« Certains réussissent pourquoi pas moi ! » Corinne témoigne de son parcours au cours duquel elle a été assisté par des experts comme Etienne Lavos qui dispense une palette de conseils aux viticulteurs de la Gironde. Par exemple, réduire la dose de cuivre ou comment utiliser des engrais verts. « Le monde du bio n’est pas hermétique, beaucoup d’agriculteurs non-convertis au bio adoptent des pratiques alternatives », explique-t-il. Petit à petit la mécanique doit remplacer la chimie ; cette logique s’apprend. «  Pour faire du bio à 100% il faut être calé », souffle Corinne qui a bénéficié d’un chèque conseil, c’est-à-dire d’un conseil d’expert financé à 80% par le Conseil régional. « Je ne voulais pas me planter et retourner dans le conventionnel… », conclut-elle. Après une deuxième année difficile où les produits bio sont rémunérés au prix conventionnel, la vigneronne, arboricultrice à ses heures perdues, vend aujourd’hui plus de la moitié de sa production en vente directe.

Quels débouchés pour l’agriculture bio ?Pour que les agriculteurs s’assurent un prix rémunérateur Il faut limiter les intermédiaires. La vente directe est le premier marché bio. C’est le circuit court local avec un service au client.  Ce marché initial est suivi d’un marché avec un gros potentiel : la restauration collective. « Les cuisines centrales ont été sensibilisées au bio durant les cinq dernières années. Aujourd’hui elles sont prêtes à l’accepter dans leurs assiettes », commente Laurent Maugot de Mangeons 24. La Dordogne est le seul département d’Aquitaine à avoir mis en place une plate-forme qui regroupe les producteurs et les collectivités territoriales. Cette année elle a distribué 19 millions de repas sans compter que la ville de Périgueux vient juste d’entrer dans la boucle. « Il a fallu convaincre les gestionnaires de cantines pour qu’ils modifient leurs pratiques », raconte Jean-Pierre Reynaud, président de la chambre d’agriculture de la Dordogne. Un débouché pour les producteurs bio qui passe par une volonté politique. Existe-t-il une volonté locale ? « Il faut travailler à mettre les collectivités en relation avec les producteurs… », confie Jean-Pierre Reynaud.

« La structuration passe par la vente » « Pour produire il faut penser à vendre, rappelle Bernard Artigue, président de la chambre d’agriculture de Gironde. L’agriculture bio entre dans une nouvelle dimension. Il faut penser l’aval, que les producteurs s’organisent, qu’ils puissent récupérer la valeur ajoutée. » La vente directe et la restauration collective : tout un système technique, écologique et créateur de richesse. Les produits frais se vendent bien auprès d’un public attentif à une nouvelle qualité de vie et il n’y a que 30% de produits exotiques qui ne sont pas réalisables en Aquitaine. Mais dans les filières où les produits sont transformés le lien n’est pas fait entre le producteur et le transformateur. « Les activités où il existe une opération de transformation doivent la réaliser avec un transformateur local », prône-t-on du côté des éleveurs de lait. Produire et transformer dans le sud-ouest. « Il manque les structures de transformations… »
Il semblerait que le plan 2013-2017 s’attache désormais à structurer les filières.

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