La Safer active sur un marché dynamique en Dordogne


Témoignages de jeunes installés et autres exemples de dossiers d'installations périgordines récentes ont animé les présentations de la conférence départementale du foncier rural

Témoignages de jeunes installés et autres exemples de dossiers d'installations récentes ont animé les présentations de cette CDFRSylvain Desgroppes
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Publication PUBLIÉ LE 07/07/2022 PAR Sylvain Desgroppes

La Safer Nouvelle-Aquitaine était au lycée agricole du Périgord de Coulounieix-Chamiers, en Dordogne, ce mardi 05 juillet pour y tenir sa conférence départementale sur le foncier rural. Un rendez-vous important de l’organisme, qui permet de rendre compte de la dynamique de son activité lors de l’année écoulée. L’attractivité du territoire périgordin a généré un exercice intense pour la Société d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural, qui multiplie les initiatives pour accompagner au mieux l’installation.

La Conférence Départementale du Foncier Rural (CDFR), événement annuel de la Safer, s’est tenue en Dordogne ce mardi 05 juillet. L’organisme y a dressé le bilan d’une année 2021 chargée. Les chiffres du marché foncier rural parlent d’eux-mêmes, avec 9394 ventes (32 % de plus qu’en 2020). Parmi les composantes de ce marché, les marchés agricoles suivent la tendance : 1613 transactions identifiées (31 % de plus qu’en 2020), pour 9000 hectares (+38 %) et un montant de 173 millions d’euros (+93 %).

Dans ce volume, la Safer a opéré 178 acquisitions (près du double de 2020), dont seulement 8 par préemption. Ces acquisitions représentent 1574 hectares, dont 904 attribués à l’installation de 63 jeunes agriculteurs. Il faut y rajouter 262 hectares portés par la Safer grâce au portage foncier (voir ci-après), permettant l’installation de 13 agriculteurs. Près de la moitié de ces surfaces est fléchée vers l’agriculture biologique, preuve de la dynamique déjà bien implantée sur le département.

« 2021 est une année record, mais on remarque qu’il n’y a quasiment pas de droit de préemption. Autre cliché à combattre, celui des volumes. En 2021, 79 % des acquisitions Safer concernent des lots inférieurs à 10 hectares, et 89 % des biens inférieurs à 180 000 euros », met en avant Stéphanie Gressier, directrice départementale de la Safer. « On ne pourra pas en dire autant en 2022, avec beaucoup de droits de préemptions exercés, face à l’arrivée d’un public non agricole sur le territoire », continue-t-elle.

Accompagner l’installation

Jean-Philippe Granger, président de la chambre d’agriculture de la Dordogne, met en avant la question de la transmission et de l’installation. « 50 % des agriculteurs vont arriver à la retraite dans les 10 ans. Avec la particularité, en Dordogne, de trouver beaucoup d’élevage, donc des exploitations lourdes en capital sans assurance sur une rentabilité importante de la production », commence-t-il. « Pour autant, le département attire des candidats, qui portent des projets de vie », ajoute-t-il.

La difficulté est bien là, dans le travail à effectuer pour faire correspondre l’offre et la demande, chaque partie ayant des attentes fortes et légitimes : les cédants sont sensibles au devenir de leurs exploitations, les porteurs de projet défendent des idées qui leur appartiennent dans des modèles de production qui ont évolué. Avec divers instruments à disposition, la Safer est en capacité d’accompagner ces transmissions pour trouver les meilleures solutions possibles.

Le portage est un outil fondamental. Philippe Tuzelet, directeur de la Safer régionale, en précise le fonctionnement : « La Safer achète le foncier auprès d’une banque à un taux préférentiel. Elle le met à disposition d’un jeune qui s’installe, ce dernier payant chaque année un ”loyer”. Avec ce versement, la Safer règle les frais financiers, le reste venant en déduction du coût d’acquisition. Après cinq ou dix ans, le jeune rachète le foncier au prix d’achat de la Safer moins les déductions opérées ».

Le Conseil régional est partenaire, prenant en charge les frais d’actes notariés et impôts fonciers. Particularité en Dordogne, le Conseil départemental prend en charge 50 % des frais financiers. Avec le stockage de propriétés, les conventions de mise à disposition, ou encore le FASCINA (fonds propres de la Safer permettant de prendre en charge une partie des frais d’actes notariés des jeunes agriculteurs lors d’une acquisition auprès de la Safer), l’organisme met en œuvre autant de moyens que possible pour favoriser l’installation.

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