Viticulture : un levage mécanique plutôt que romantique


Yoan Denéchau
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Publication PUBLIÉ LE 27/06/2019 PAR Yoan DENECHAU

« Le mécanisme plutôt que le romantisme ». André Faugère, Président du Comité d’Orientation des Antennes de la Chambre d’Agriculture de la Gironde, évoque ici le savoir-faire « romantique », manuel, de ses parents et grands-parents, en matière de levage. Cette époque semble bien révolue. A l’occasion d’une démonstration, sur le Domaine du Buisson, à La Sauve, Jérôme Zaros présente à d’autres viticulteurs et curieux sa palisseuse. L’équipement, doté d’un bras, de bandes en caoutchouc, d’agrafes et de bobines de ficelle, est monté sur un tracteur et permet de lever la vigne.

« Aujourd’hui, on ne trouve ni ouvrier, ni tractoriste »

Jérôme Zaros, qui travaille sur la propriété avec son père, utilise la palisseuse depuis 2014. Pour lui, c’est un gain de temps considérable. « Je roule à 5,8 km/h dans les rangs, ce qui me permet de faire cinq à six hectares par jour, suivant les parcelles. Après, le temps passé dépend surtout de la dextérité et de l’habitude du tractoriste. Au début, nous levions la vigne à quatre, il nous fallait un mois pour faire toute la propriété, avec la palisseuse, ça me prend quatre jours ».

Au total, l’investissement de Jérôme Zaros sur la palisseuse représente 21 000 euros. En termes de frais de fonctionnement, ils se situent aux alentours de 75€ l’hectare. Des investissements rentabilisés par le fait que Jérôme propose des prestations à des confrères, à raison de cinq centimes le pied, ce qui lui permet d’amortir ses dépenses. D’un côté humain, le viticulteur ne regrette pas son investissement : « c’est vrai qu’aujourd’hui les modes de travail sont de plus en plus automatisés, explique Jérôme Zaros. Le problème, ce n’est pas l’automatisation ; aujourd’hui, on ne trouve plus personne, ni ouvrier, ni tractoriste ». Les viticulteurs équipés d’une palisseuse sont peu nombreux pour le moment, mais d’après la Chambre d’Agriculture de la Gironde, ils pourraient être de plus en plus à s’équiper d’outils automatiques dans les cinq années à venir.

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