Mois de la Bio : la conversion a le vent en poupe


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Publication PUBLIÉ LE 03/11/2020 PAR Anne-Lise Durif

Pour les organisateurs de l’évènement, Interbio, Bio Nouvelle-Aquitaine et la Chambre d’agriculture régionale, l’objectif de l’opération est clair : « Il faut que les agriculteurs qui arrivent en bio ou songent à se convertir comprennent où ils arrivent et quels sont des débouchés de leur territoire ». Pour Interbio, pas question de faire de l’angélisme, il s’agit d’être réaliste autant du point de vue de la technique que sur le plan économique : « Le bio est saturé sur certains marchés en termes de débouchés, alors qu’il y a une grosse demande par ailleurs, en fruits bio en particulier. Il faut bien se renseigner avant de se lancer ».

Le mois de la Bio permet aux agriculteurs d’avoir un début de réponses à l’état du marché. « L’avantage aujourd’hui, c’est qu’on peut bien les accompagner, car on s’est bien structuré depuis la fusion des régions », rassure Edouard Rousseau, le représentant Interbio de Nouvelle-Aquitaine. L’association s’est fédérée en différents  « collèges » de professionnels : producteurs, transformateurs, collecteurs et  organismes de formations. Et chaque filière à sa propre commission, de l’arboriculture à l’élevage, en passant par les plantes aromatiques et médicinales.

Doublé en 5 ans

L’implantation du Bio progresse en Nouvelle-Aquitaine. Les terres en bio ont doublé en cinq ans, et ont progressé de plus de +16 % entre 2018 et 2019. En début d’année, il représentait 7,4 % de la surface agricole utilisée de la région, soit 289 500 hectares. 29 % de ces terres sont en cours de conversion. Pour Julie Pérez, la vice-présidente du GAB17, ces chiffres sont porteurs d’espoir. La Charente-Maritime à elle seule a recensée pas moins de 60 conversions cette année. « Nous avons actuellement 490 fermes bio aujourd’hui et on devrait dépasser les 500 d’ici la fin de l’année », se réjouit l’agricultrice. La Charente-Maritime n’est pas le meilleur élève de la région avec ses 17 000 hectares, mais elle reste le département où les cultures bio sont les plus diversifiés.

Avec plus de 34 000 ha chacun, la Dordogne et le Lot-et-Garonne restent les « meilleurs élèves », talonnés de près par la Gironde, avec un taux de surface agricole bio supérieur à 10%. Le plus grand nombre de conversions se sont d’ailleurs fait ces derniers mois en Gironde, en Dordogne, en Lot-et-Garonne, ainsi que dans les Deux-Sèvres.

Les surfaces conduites en bio ont progressé pour toutes les grandes catégories de cultures. A commencer par viticulture, qui a doublé sa surface de conversion par rapport à 2018. Les légumes frais et les fruits enregistrent la plus grande progression, avec + de 20% de conversion. En légumes, la surface cultivée en région atteint désormais les 500 ha. Les plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) tirent également leur épingle du jeu avec une progression de +28%, et une grande diversité d’espèces cultivées. Si c’est encore timide comparé à la surface exploitée, on observe un mouvement de fond qui émerge du côté des grandes cultures (+15%) et les surfaces fouragères (+12%). Et ça ne fait que commencer : la demande des consommateurs a doublé en cinq ans. Le confinement a accentué cette tendance, avec +8% de consommateurs selon une étude de l’Agence Bio réalisée durant le premier semestre 2020.

Programme et inscriptions sur www.lemoisdelabio.fr

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