Maël, Louis et Laura : Maraîchage et porc bio en Périgord Vert


RB
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Temps de lecture 2 min Nombre de vues

Publication PUBLIÉ LE 01/05/2018 PAR Romain Béteille-Joël Aubert

Une détermination sans faille se lit sur le visage du jeune homme, nouvellement installé sur cette propriété de 50 hectares que leur avait proposée la Safer et pour laquelle, arrivant en Dordogne, avec sa compagne Laura et son frère, ils ont eu le coup de foudre.

Encore une de ces belles histoires dont nous avions aperçu les prémices au mois de juin de 2017 lorsque ces trois-là, avec une Laura tout à fait diserte lorsqu’on lui céda le micro, étaient venus défendre leur projet devant un parterre admiratif, lors de la conférence départementale annuelle du foncier rural de la SAFER Aquitaine Atlantique. Pour en arriver là, aujourd’hui, le parcours ne fût pas de tout repos et il a fallu quelque peu revoir l’ambition initiale. Laura, elle, forte de son diplôme d’ingénieur agricole, a trouvé un travail au sein d’Elvea Périgord, l’association des producteurs de bovins viande de Dordogne, à Thiviers, c’est à dire à deux pas de Saint-Pierre de Côle. Son installation sera pour plus tard mais, évidemment, cet emploi est arrivé à point nommé pour donner de l’assise au projet familial.

Un financement étudié

Le top départ de l’installation date de la mi-décembre de l’an passé, lorsque le Crédit Agricole a donné son feu vert à un financement de 400.000 euros dont 100.000 non empruntés et en portage SAFER, dont Maël fait remarquer : « c’est rassurant pour la banque » ; la libération totale du financement devant se faire dans deux ans. Le temps est donc venu d’avancer sur le chemin de la production : maraîchage bio de plein champ et sous serre et bientôt donc les porcs, en attendant la production de bovins dont la petite famille débat entre elle de la race à choisir : la bordelaise ? La Bazadaise ?… A suivre. Une difficulté, importante à surmonter : le besoin d’eau. Avec des délais qui semblent bien longs pour obtenir une autorisation de forage et son exploitation. L’eau de pluie permet pour l’instant avec le goutte à goutte, d’assurer les besoins des carottes, haricots ou navets mais ce n’est que provisoire …

Au fur et à mesure que s’écoulent les semaines de labeur et que l’intérieur de la maison qui était à l’abandon prend forme, ce qui va permettre de délaisser la caravane et le mobil home, la découverte du pays, les rencontres vont bon train. Ils convainquent le trio de se pencher, en particulier, sur un possible développement de la vente à la ferme, avec l’opportunité qu’offre la proximité d’une route très passante, celle qui conduit de Thiviers à Brantôme. Mais, déjà, la jeune équipe sait nouer des relations prometteuses : se profilent par exemple des contrats de paniers avec une vingtaine de clients… L’installation que Laura rejoindra pleinement, le moment venu, semble promise à une vraie intégration au pays.

Reportage : Du maraîchage au porc bio en Périgord Vert from Aquipresse on Vimeo.

Partagez l'article !
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
On en parle ! Dordogne À lire ! AGRICULTURE > Nos derniers articles