Des brebis pâturent dans les vignes du Bergeracois


Chambre d'agriculture de la Dordogne
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Publication PUBLIÉ LE 19/11/2018 PAR Claude-Hélène Yvard

Le pâturage dans les vignes n’est pas une idée nouvelle. C’est une tradition ancienne. Il était surtout utilisé avant l’arrivée des traitements afin d’entretenir les parcelles. Le pâturage permettait de maîtriser la pousse de l’herbe  et d’apporter du fertilisant naturel par les excréments des animaux. Cette pratique est toujours utilisée afin de limiter l’utilisation des produits phytos, le passage du broyeur et le retournement des sols. Cela permet de lutter contre la pollution chimique et le ravinement des sols. En plus d’apporter des bénéfices à la vigne, c’est un atout pour les ovins. En effet, le berger dispose d’une ressource en herbe de bonne qualité durant la période hivernale. La chambre d’agriculture de la Dordogne vient de renouer avec cette vieille tradition à travers le projet ” Brebis _link. “L’objectif est double : il s’agit à la fois de créer du lien autour du pâturage ovin et d’améliorer les connaissances et promouvoir le pâturage ovin des surfaces additionnelles dans le Grand Sud-Ouest,” explique Camille Ducourtieux, du service élevage de la Chambre d’agriculture.

Essai dans le vignoble de Bergerac

Mardi matin, une quarantaine de brebis venues du site de Glane ont été installées sur une parcelle de 2 hectares de Monbazillac appartenant au lycée viticole de la Brie. Elles vont y rester une grosse semaine, profitant de l’herbe plantée entre les pieds de vigne. Cette pratique consiste à introduire un troupeau, au moins une partie de l’année, dans un vignoble, afin d’y maîtriser l’enherbement spontané dans la plupart des cas, sur le rang et l’inter-rang. C’est une méthode alternative à l’utilisation des produits phytosanitaires. “Il faut s’adapter à certaines conditions pour optimiser au mieux l’intégration des animaux dans les vignes. Ces adaptations peuvent être liées à la gestion du pâturage, à l’effectif du troupeau. L’effectif du troupeau est un choix à prendre en compte afin de faciliter la gestion des animaux ainsi que la limitation des dégâts sur la parcelle,” précise Camille Ducourtieux. Ce projet peut être considéré comme une opportunité pour lutter contre la fermeture des paysages. 

Nouveaux outils numériques

Ce projet sur trois ans (2018 à 2020) s’accompagne de nouveaux outils. “Nous lançons en parallèle, herbi -link à titre expérimental dans le cadre de la Maison numérique de la biodiversité portée par le conseil départemental. Il s’agit d’une application gratuite, téléchargeable sur smartphone, de mise en relation entre des propriétaires de surfaces disponibles à la pâture (vergers, bois, vignes) et des éleveurs à la recherche de terres pouvant accueillir leurs troupeaux,” explique Camille Ducourtieux, . Pour l’instant, 300 éleveurs ovins vont être sensibilisés à ce nouvel outil en démonstration sur www.youtube.com

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