Des agriculteurs bien ancrés dans le XXIe siècle


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Publication PUBLIÉ LE 16/09/2016 PAR Julie Ducourau

Apprendre des techniques pour valoriser les fumiers de volailles ou mieux restaurer la fertilité des sols, tout savoir sur la nutrition animale et les nouvelles litières à palmipèdes, visiter des bâtiments mobiles à poulets ou rêver devant du matériel agricole flambant neuf… Il fallait bien une bonne matinée pour faire le tour des démonstrations.
Maïs “tolérant à la sécheresse”Sous le chapiteau « Digitaliser son exploitation », la moyenne d’âge est plus basse que devant les tracteurs. Ici, on propose des outils d’aide à la gestion numérique de ses parcelles, commandes et contrats sur ordinateur et smartphone. Sur l’espace extranet de la coopérative conçu pour faciliter la vie des agriculteurs, ces derniers pourront bientôt conclure des contrats directement en ligne et commander leurs aliments. Ils peuvent déjà y consulter leurs factures, commercialiser leurs céréales, consulter l’observatoire de la récolte en temps quasi-réel, avoir des informations sur les prix ou les marchés internationaux. « Ce sera plus réactif qu’avec notre fax souvent en panne », prédit Sébastien qui fait du maïs sur 120 hectares avec son père Pascal, à Luxey.
D’autres outils digitaux sont à l’oeuvre, comme pour piloter l’irrigation avec modèle météo associé et prise en compte de la réserve en eau du sol de sa parcelle. De quoi gagner en rendement. Un objectif aussi du pôle recherche de Maïsadour qui expérimente 34.000 hybrides dans ses centres dédiés en France, Allemagne, Roumanie et Ukraine, pour en lancer trente nouveaux chaque année sur le marché dont certains seront bientôt « tolérants à la sécheresse ». Façon de tranquilliser l’agriculteur quelles que soient les conditions climatiques d’apport en eau. Après un tel été si sec et les baisses de rendement désastreuses qui en découlent (40 à 50% de volume perdu en Sud-Adour), il y avait de quoi attirer du monde sous le chapiteau « sécuriser son exploitation ». 

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