Chambre d’agriculture de Charente-Maritime : les nouvelles orientations pour 2025


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Publication PUBLIÉ LE 25/11/2019 PAR Anne-Lise Durif

« Le plan stratégique agricole » se devra d’être une déclinaison départementale d’un plan national, lancé par la plus haute instance des Chambres d’agriculture, celle de Paris. Ce plan d’actions repose sur trois grands thèmes : « accompagner l’agriculteur dans ses transitions économiques, sociétales et climatiques » ; « créer plus de valeur dans les territoires » ; « faire dialoguer agriculture et société ».  La Chambre de Charente-Maritime a donc lancé une réflexion sur ses applications locales. Comme elle a déjà mis en place un dispositif pour accompagner les agriculteurs dans la transmission et l’installation, il lui reste à échafauder un plan d’actions pour les accompagner dans les mutations de leur exploitation : vers la bio, le circuit-court, la méthanisation, le solaire, etc. A l’instar de la transmission/installation, la Chambre compte dédier un service spécifique à ce suivi.  « On va également s’appuyer sur les collectivités locales. Pour les circuits-courts, on travaille déjà avec le dispositif du Département (« Plus de 17 dans l’assiette », NDLR) pour favoriser les débouchés, notamment sur la restauration scolaire, les boutiques ou des marchés fermiers. Et on voit des agriculteurs s’installer en petite surface et en vente directe », rappelle le président de la Chambre Luc Servant. « On s’engage à aller rencontrer les exploitants et à mettre en place un conseil stratégique pour leur donner des outils pour aller vers cette transition, les accompagner de manière individuelle ou collective, en les mettant aussi en lien avec les dispositifs départementaux ou régionaux qui suivent ce type de projets », poursuit le président, insistant sur le fait qu’en matière de transition, « il n’y a pas un modèle mais des modèles, chaque exploitation doit évoluer de manière différente, en fonction de ses spécificités ». Il constate d’ailleurs que si les plus jeunes s’y mettent facilement, le frein pour sauter le pas chez les anciens est plus lié à un manque de connaissance et des difficultés à se projeter qu’un réel manque de motivation.

Accompagner vers les nouveaux modèles

Pour aider les agriculteurs à aller vers de nouveaux modèles, y compris complémentaires à l’existant, la Chambre s’appuie sur des fermes pilotes – de la méthanisation à la réduction des intrants – pour proposer des solutions concrètes. Objectif : leur permettre de « faire des économies en maintenant le niveau de production. » La Chambre compte solliciter les collectivités locales pour qu’elles accompagnent également ces mutations dans le cadre d’un projet de territoire, par exemple d’agro-tourisme, de développement du circuit-court ou d’énergies en agro-foresterie. Le développement de l’un doit s’accompagner de celui de l’autre. « Les collectivités sont en recherche d’une valeur ajoutée de leur agriculture de leur territoire », assure le directeur de la Chambre Pol Lefebvre.

Renouer le dialogue avec la population

Concernant le volet « faire dialoguer agriculture et société », la Chambre 17 planche également sur plusieurs pistes. Objectif : lutter contre l’ « agri-bashing ». Le phénomène n’est pas nouveau mais « Les agriculteurs ont toujours l’impression d’être montré du doigts et villipendés pour leurs pratiques agricoles, quel que soit le type d’agriculture », note Luc Servant. A travers « le plan stratégique agricole », la Chambre compte leur fournir des « outils de communication pour dialoguer avec le public ».  Cela passe notamment par des formations à la vidéo et aux réseaux sociaux, afin qu’ils deviennent leurs propres ambassadeurs. Ou des accompagnements pour organiser des marchés fermiers ou des portes ouvertes à la ferme. « Nous avons l’exemple récent d’un agriculteur de La Jarne, qui nous a appelé parce que c’était compliqué avec le voisinage et qu’il ne savait plus quoi faire », relate Luc Servant, «  On a organisé avec lui une journée porte ouverte de sa ferme, quelques riverains sont venus, il leur a fait visiter, leur a expliqué son travail, les gens étaient intéressés ».  Les salons comme Balade à la ferme restent également un vecteur essentiel de communication vers le grand public sur lesquels la Chambre compte s’appuyer. Le prochain Balade à la ferme se tiendra début décembre 2020 à La Rochelle.

La fusion des chambres, quelle suite ?

D’un côté, la mise en commun de services entre la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime et celle des Deux-Sèvres va se poursuivre.  De l’autre, la Chambre 17/79 réfléchit avec la Chambre régionale à des mutualisations de moyens sans perdre son indépendance sur les actions de terrain : sur la communication à l’échelle régionale, l’administratif, les ressources humaines et les finances. « Le suivi des agriculteurs restera local », assure Pol Lefebvre. Une réflexion est engagée sur l’aspect juridique de la structure et de sa gouvernance légale.

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